{"id":3658,"date":"2022-05-03T19:46:32","date_gmt":"2022-05-03T15:46:32","guid":{"rendered":"http:\/\/curvica974.re\/?p=3658"},"modified":"2025-12-29T18:40:09","modified_gmt":"2025-12-29T14:40:09","slug":"les-modeles-projectifs-ke-et-kh-1-les-droites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/curvica974.re\/?p=3658","title":{"rendered":"Les mod\u00e8les  projectifs KE  et  KH &#8211; 1 &#8211; Les droites"},"content":{"rendered":"\n<p>Cet article est le premier d&rsquo;une s\u00e9rie consacr\u00e9e \u00e0 une approche radicalement diff\u00e9rente des <strong>GNE<\/strong> que celle d\u00e9velopp\u00e9e dans les menus de ce site. Elle a l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de se centrer sur ce qui est commun \u00e0 la g\u00e9om\u00e9trie elliptique et \u00e0 la g\u00e9om\u00e9trie hyperbolique, alors que nous avons, au contraire, montr\u00e9 dans les pages des menus, \u00e0 quel point elles sont diff\u00e9rentes. Clairement, pour voir des points communs il faut changer de point de vue, et m\u00eame de lunette. C&rsquo;est ce que nous propose de faire Daniel Perrin avec le point de vue projectif et ses lunettes pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es, les formes quadratiques. Que l&rsquo;utilisation de la g\u00e9om\u00e9trie projective ne rebute pas les plus jeunes lecteurs qui ne l&rsquo;ont probablement jamais rencontr\u00e9e dans leur formation initiale. Le point de vue est si riche qu&rsquo;il m\u00e9rite vraiment qu&rsquo;on s&rsquo;y attarde.<\/p>\n\n\n\n<p> Daniel Perrin, regardant le plongement projectif du disque de Klein-Beltrami dans le plan entier, s&rsquo;est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 faire la m\u00eame chose pour la g\u00e9om\u00e9trie elliptique (d&rsquo;o\u00f9 le <strong>KE<\/strong> pour Klein-Elliptique) et il y a aussi int\u00e9gr\u00e9 le plongement de la g\u00e9om\u00e9trie hyperbolique (d&rsquo;o\u00f9 le <strong>KH<\/strong>). Il en avait fait un petit fascicule \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, d&rsquo;une quinzaine de pages. Puis il a approfondi &#8230; pour en faire un livre &#8211; une somme &#8211;  en 6 parties et plus de 1300 pages !<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Argumentaires autour de ce choix<\/h2>\n\n\n\n<p>Commen\u00e7ons par quelques extraits g\u00e9n\u00e9raux de ses diverses introductions, \u00e0 diff\u00e9rents chapitres.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Mon opinion, en effet, est que cette notion de parall\u00e8le, contrairement \u00e0 ce que semblerait indiquer l\u2019histoire, n\u2019est pas fondamentale en g\u00e9om\u00e9trie non euclidienne. Pour une fois, l\u2019histoire, \u00e0 mon avis, ne fait que masquer la v\u00e9ritable nature des choses. Nous verrons en revanche dans la Partie V, que m\u00eame avec l\u2019entr\u00e9e par la g\u00e9om\u00e9trie projective et les formes quadratiques que j\u2019ai choisie, la notion de parall\u00e9lisme est absolument fondamentale en g\u00e9om\u00e9trie euclidienne. C\u2019est sans doute cette importance des parall\u00e8les dans le cadre euclidien et la pr\u00e9gnance de ce cadre sur nos habitudes de pens\u00e9e qui expliquent qu\u2019aujourd\u2019hui encore, on mette en avant le probl\u00e8me des parall\u00e8les dans toute pr\u00e9sentation des g\u00e9om\u00e9tries non euclidiennes. J\u2019annonce tout de suite que cela ne sera pas ma position, pr\u00e9f\u00e9rant une entr\u00e9e par la g\u00e9om\u00e9trie projective et les formes quadratiques dont j\u2019esp\u00e8re que le lecteur pourra appr\u00e9cier la pertinence.<\/p>\n<cite>Daniel Perrin  \u00ab\u00a0Partie 4  La g\u00e9om\u00e9trie d&rsquo;une forme quadratique . Deuxi\u00e8me \u00e9pisode : les GNE.\u00a0\u00bb<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Dans la section suivante nous pr\u00e9sentons, de mani\u00e8re un peu minimale, l&rsquo;argumentaire de Daniel Perrin tel qu&rsquo;il est d\u00e9crit et \u00e9tudi\u00e9 en profondeur (comme d&rsquo;habitude chez lui) dans <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.imo.universite-paris-saclay.fr\/~perrin\/Livregeometrie\/DPPartie4.pdf\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.imo.universite-paris-saclay.fr\/~perrin\/Livregeometrie\/DPPartie4.pdf\" target=\"_blank\">la partie 4 consacr\u00e9e aux GNE<\/a> (PDF de 370 pages)  de <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.imo.universite-paris-saclay.fr\/~perrin\/Livre_de_geometrie_projective.html\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.imo.universite-paris-saclay.fr\/~perrin\/Livre_de_geometrie_projective.html\" target=\"_blank\">ce livre de 1395 pages<\/a>, a priori non encore \u00e9dit\u00e9, mais d\u00e9j\u00e0 disponible en PDF, en six parties, dont le titre provisoire est \u00ab\u00a0<strong>G\u00e9om\u00e9trie projective<\/strong> <strong>plane et applications aux g\u00e9om\u00e9tries euclidienne et non euclidiennes\u00a0\u00bb.<\/strong> Pour Daniel Perrin, les g\u00e9om\u00e9tries elliptique et hyperbolique ont finalement plus de points communs que l&rsquo;on imagine. Voici une autre citation de la pr\u00e9sentation de cette partie 4 :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Dans cette partie, notre point de vue consiste \u00e0 traiter ensemble les g\u00e9om\u00e9tries elliptique et hyperbolique, sur un corps quelconque. En effet, nous pensons que leurs points communs sont beaucoup plus nombreux que leurs diff\u00e9rences et qu\u2019en revanche elles sont radicalement diff\u00e9rentes de la g\u00e9om\u00e9trie euclidienne. Dans notre approche, la raison qui motive cette opinion est que la forme quadratique qui d\u00e9finit la g\u00e9om\u00e9trie est non d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9e dans les deux cas hyperbolique et elliptique, alors qu\u2019elle est d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9e dans le cas euclidien. En particulier, dans les cas non euclidiens on b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une polarit\u00e9 (du moins si l\u2019on consent \u00e0 ne pas oublier les points ext\u00e9rieurs !) et l\u2019on verra qu\u2019on tient l\u00e0 un outil extraordinaire.<\/p>\n<cite>Daniel Perrin &#8211; Partie 4 p.13<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>On comprendra que cette s\u00e9rie d&rsquo;articles sur <strong>KE<\/strong> et <strong>KH<\/strong> qui commence ici, est aussi un &#8211; bien modeste &#8211; \u00e9loge \u00e0 celui qui a si merveilleusement accompagn\u00e9 plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;\u00e9tudiants soit de visu, soit \u00e0 travers ses diff\u00e9rents ouvrages.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Le point de vue de Klein<\/h2>\n\n\n\n<p>Pour Klein (1871), les g\u00e9om\u00e9tries usuelles &#8211; celles que nous \u00e9tudions ici &#8211; sont plong\u00e9es dans une \u00ab\u00a0g\u00e9om\u00e9trie m\u00e8re\u00a0\u00bb, le plan projectif \\(P^2(\\mathbb{R})\\). Elles se construisent &#8211; et sont diff\u00e9renti\u00e9es entre elles &#8211; par une structure suppl\u00e9mentaire, \u00e0 savoir par l&rsquo;orthogonalit\u00e9 d\u00e9finie par une forme quadratique.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte, on sait que les g\u00e9om\u00e9tries elliptique et hyperbolique correspondent respectivement  (en tout cas sur \\(\\mathbb{R}\\)) aux formes quadratiques \\(q(X,Y,T) = X^2+Y^2+T^2\\) et \\(q'(X,Y,T) = X^2+Y^2-T^2\\). On note \\(\\varphi\\) et \\(\\varphi&rsquo;\\) les formes polaires associ\u00e9es. Dans ce contexte, on appelle encore <em>hyperbolique<\/em> la g\u00e9om\u00e9trie du plan id\u00e9al associ\u00e9e \u00e0 la g\u00e9om\u00e9trie issue de  \\(q&rsquo;\\) dont on sait que la g\u00e9om\u00e9trie de l&rsquo;int\u00e9rieur de la conique d\u00e9finie par \\(q&rsquo;=0\\) est hyperbolique, c&rsquo;est le mod\u00e8le <strong>KB<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Fixons alors \\(T=0\\), comme droite de l&rsquo;infini, que l&rsquo;on note \\(\\Delta\\) dans la suite. Nous sommes alors dans un plan affine, muni d&rsquo;un point \\(O\\), p\u00f4le de la droite \\(\\Delta\\), de coordonn\u00e9es (projectives) \\(O=(0,0,1)\\) qui est orthogonal \u00e0 \\(\\Delta\\), <em><strong>\u00e0 la fois<\/strong><\/em> pour \\(q\\) et \\(q&rsquo;\\). <\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cas hyperbolique, l&rsquo;orthogonalit\u00e9 pour \\(\\varphi&rsquo;\\) est la conjugaison par rapport \u00e0 la conique \\(X^2+Y^2-T^2=0\\), soit, d&rsquo;un point de vue affine, par rapport au cercle unit\u00e9 de Klein-Beltrami d&rsquo;\u00e9quation \\(x^2+y^2=1\\).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Rappel<\/em> : \\(\\varphi'(x,y) = \\displaystyle \\frac{1}{2} \\left( q'(x+y)-q'(x)-q'(y) \\right)\\) et par conjugaison, on entend \\(\\varphi'(x,y)=0\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Or, l&rsquo;orthogonalit\u00e9 pour \\(\\varphi\\) s&rsquo;exprime facilement \u00e0 partir de celle de \\(\\varphi&rsquo;\\). En effet, notons \\(\\sigma\\) la sym\u00e9trie centrale par rapport \u00e0 \\(O\\) : \\(\\sigma(x,y) = (-x,-y)\\) ou encore, d&rsquo;un point de vue projectif \\(\\sigma(X, Y, T) = (-X, -Y, T)\\). On a alors  \\(\\varphi(u, v) = -\\varphi'(u,\\sigma(v))=-\\varphi'(\\sigma(u),v)\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Autrement dit, deux \u00e9l\u00e9ments sont orthogonaux pour \\(\\varphi\\), si le premier et le sym\u00e9trique du second par rapport \u00e0 \\(O\\) le sont pour \\(\\varphi&rsquo;\\).<\/p>\n\n\n\n<p>On peut donc ainsi facilement construire  les outils projectifs d&rsquo;un plan elliptique de Klein (<strong>KE<\/strong>) depuis le plan id\u00e9al projectif (<strong>KH<\/strong>) du plan hyperbolique de Klein-Beltrami (<strong>KB).<\/strong> C&rsquo;est ce que l&rsquo;on se propose de faire dans cet article.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pr\u00e9-requis technique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet article, on suppose que le lecteur a d\u00e9j\u00e0 parcouru (un minimum) les menus <strong>DP<\/strong> et <strong>ELL<\/strong> qui pr\u00e9sentent les g\u00e9om\u00e9tries hyperbolique et elliptique dans des mod\u00e8les standards. Il serait utile d&rsquo;avoir vu aussi <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=1444\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=1444\" target=\"_blank\">la page sur le mod\u00e8le KB<\/a> dans le menu <strong>PS<\/strong>. On ne reviendra pas sur les r\u00e9sultats hyperboliques ou elliptiques d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, comme il va y avoir beaucoup de figures, elles seront surtout pr\u00e9sent\u00e9es \u00ab\u00a0\u00e0 ouvrir dans un nouvel onglet\u00a0\u00bb , en particulier car les figures sont assez grandes si on veut voir tous les points. Si le lecteur arrive sur cette page par un lien, sans jamais avoir navigu\u00e9 sur ce site, il conviendrait de regarder comment manipuler les figures (en particulier comprendre qu&rsquo;il vaut mieux \u00eatre en mode consultation). Pour cela consulter <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=49\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=49\" target=\"_blank\">le d\u00e9but de cette page<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Les points et les droites dans KE et KH<\/h2>\n\n\n\n<p>Les droites de <strong>KE<\/strong> sont les droites affines (projectives) usuelles, et les points tous les points du plan. D&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il n&rsquo;y aura aucun probl\u00e8me de d\u00e9finition dans <strong>KE<\/strong>. Pour <strong>KH<\/strong>, la situation est moins simple puisque la forme quadratique associ\u00e9e admet des vecteurs isotropes. En pratique  les points du plan <strong>KH<\/strong> sont les points du plan priv\u00e9 de ceux du cercle unit\u00e9 (car ce sont les points qui annulent la forme quadratique), et les droites sont toutes les droites sauf les tangentes au cercle unit\u00e9. Ce choix largement d\u00e9taill\u00e9 parmi d&rsquo;autres possibilit\u00e9s, par Daniel Perrin, est principalement justifi\u00e9 par le fait que ces points et ces droites ne peuvent \u00eatre centre ou axe de sym\u00e9trie, et donc ne peuvent \u00eatre milieu (a priori, on y reviendra) ou axe de sym\u00e9trie. Par ailleurs la polaire d&rsquo;un point de la conique est la tangente \u00e0 la conique en ce point, et, \u00e0 un moment donn\u00e9, il sera important que le p\u00f4le d&rsquo;une droite ne soit pas incident \u00e0 cette droite. <\/p>\n\n\n\n<p> Il  r\u00e9sulte de ce choix une situation bien particuli\u00e8re : l&rsquo;axiome de base de toute g\u00e9om\u00e9trie n&rsquo;est pas v\u00e9rifi\u00e9 : par deux points, il peut ne pas passer de droite. Il suffit de prendre deux points sur une tangente du cercle. Daniel Perrin commente cette situation en ces termes :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Attention, par rapport aux textes standards sur les g\u00e9om\u00e9tries non euclidiennes, ce livre pr\u00e9sente une singularit\u00e9. En effet, les points et les droites que nous d\u00e9finissons ici ne v\u00e9rifient pas toujours l\u2019axiome de base de la g\u00e9om\u00e9trie d\u2019Euclide : par deux points passe une droite et une seule. Il nous semble, en effet, qu\u2019il est pr\u00e9f\u00e9rable de renoncer \u00e0 cet axiome dans un premier temps, m\u00eame si le poids des traditions s\u2019y oppose. Cette g\u00e9n\u00e9ralisation ne concerne d\u2019ailleurs que le cas hyperbolique pour lequel elle revient \u00e0 ajouter aux points du disque de Klein les points ext\u00e9rieurs. Dans ce cas, on verra que le surcro\u00eet d\u2019efficacit\u00e9 obtenu en utilisant la polarit\u00e9 vaut bien quelques concessions. On verra tout au long des chapitres suivants qu\u2019on retrouve ais\u00e9ment les r\u00e9sultats usuels en sp\u00e9cialisant les r\u00e9sultats g\u00e9n\u00e9raux aux points et droites hyperboliques.<\/p>\n<cite>Daniel Perrin &#8211; Partie 4 &#8211; pages 22-23 qui pr\u00e9cise clairement les choix retenus<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte, m\u00eame si on rappelle souvent ici que l&rsquo;on est dans un contexte projectif, deux droites de <strong>KH<\/strong>  peuvent ne pas \u00eatre s\u00e9cantes. Pour cela il suffit qu&rsquo;elles se coupent en un point du cercle unit\u00e9. Dans ce cas Daniel Perrin parle de <em>droites parall\u00e8les<\/em> (p. 25) ce qui est en phase avec propri\u00e9t\u00e9 hyperbolique dans <strong>KB<\/strong>, \u00ab\u00a0par un point de <strong>KB<\/strong>, il passe deux parall\u00e8les \u00e0 une droite de <strong>KB<\/strong> donn\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus loin, il propose des d\u00e9finitions g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es pour r\u00e9int\u00e9grer ces points et ces droites dans certains cas particuliers. Pour ce qui est de la g\u00e9om\u00e9trie dynamique, sauf \u00e0 vouloir l&rsquo;illustrer sp\u00e9cifiquement, on ne rencontre jamais ces cas particuliers en manipulation directe. Pour ce premier article sur <strong>KEKH<\/strong>, on a choisi de ne pas impl\u00e9menter ces cas particuliers dans les macros. Par contre, on pourra, \u00e0 l&rsquo;occasion illustrer quelques cas particuliers.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><strong>Orthogonalit\u00e9 et sym\u00e9trie orthogonale<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>On se donne donc un cercle unit\u00e9, not\u00e9 \\(CU\\) dans les macros, de centre \\(O_{cu}\\). Pour rendre les figures plus facilement manipulables &#8211; pour voir plus facilement les points en jeu parfois trop \u00e9loign\u00e9s, on a choisit de prendre un cercle modifiable \u00e0 la souris, donc de rayon quelconque, ce qui n\u00e9cessite quelques adaptations de calculs, mais \u00e9l\u00e9mentaires.  \u00c9tant donn\u00e9e une droite \\((AB)\\), on construit \\(P_{kh}\\) son p\u00f4le par rapport au cercle et \\(P_{ke}\\) le sym\u00e9trique de \\(P_{kh}\\) par rapport au centre du cercle. Ce point est le \u00ab\u00a0p\u00f4le elliptique\u00a0\u00bb de la droite par rapport au cercle de r\u00e9f\u00e9rence. Le point \\(P_{kh}\\) sera alors dit \u00ab\u00a0p\u00f4le hyperbolique\u00a0\u00bb s&rsquo;il fallait pr\u00e9ciser. Cette compos\u00e9e de l&rsquo;inversion et de la sym\u00e9trie centrale par rapport au centre rappelle l&rsquo;antipodie elliptique que nous avons d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9 dans le mod\u00e8le usuel de Klein : c&rsquo;est la m\u00eame transformation, mais elle s&rsquo;applique \u00e0 d&rsquo;autres objets.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"532\" height=\"493\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/OrthoSymKEKH.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3665\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/OrthoSymKEKH.jpg 532w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/OrthoSymKEKH-300x278.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 532px) 100vw, 532px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Orthogonalit\u00e9 et sym\u00e9trie orthogonale dans <strong>KE<\/strong> et <strong>KH<\/strong><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Lancer <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1EVb3iImTya9mGUY4pOpWEQoiZkFBWz7s\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/KEKH\/KEKH_Ortho.dgp\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cette figure<\/a> dans un nouvel onglet <em>(penser \u00e0 modifier le rayon du cercle en tirant sur le <\/em>cercle)<\/p>\n\n\n\n<p>Comme nous sommes dans une g\u00e9om\u00e9trie projective, toutes les perpendiculaires passent par le p\u00f4le correspondant. On construit ainsi les <strong>KH<\/strong> et <strong>KE<\/strong> perpendiculaires \u00e0 \\((AB)\\) issues de \\(M\\). Les sym\u00e9triques de \\(M\\) par rapport \u00e0 \\((AB)\\) sont les conjugu\u00e9s  (le 4\u00b0 point de la division harmonique) de \\(M\\) par rapport aux p\u00f4les \\(P_{kx}\\) et aux pieds des perpendiculaires \\(H_{kx}\\). On construit ainsi les deux points \\(sM_{kh}\\) et  \\(sM_{ke}\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Si la droite coupe le cercle unit\u00e9, sa trace dans le cercle est une droite de <strong>KB<\/strong>, elle est alors  la perpendiculaire commune  \u00e0 &#8230; toutes (les traces dans <strong>KB<\/strong> de) ces <strong>KH<\/strong>-perpendiculaires qui sont concourantes en le p\u00f4le de cette perpendiculaire commune.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cas d&rsquo;une droite passant par le centre du cercle<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Si une droite passe par le centre du cercle, son p\u00f4le est \u00e0 l&rsquo;infini dans la direction orthogonale \u00e0 la droite. Il en r\u00e9sulte que les <strong>KE<\/strong> et <strong>KH<\/strong> perpendiculaires \u00e0 cette droite sont la droite euclidienne correspondante. Et donc une droite passant par le centre est \u00ab\u00a0conforme pour l&rsquo;orthogonalit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"456\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/UnouDeux-Sommets-sur-DrtCtr-1024x456.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3685\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/UnouDeux-Sommets-sur-DrtCtr-1024x456.jpg 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/UnouDeux-Sommets-sur-DrtCtr-300x134.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/UnouDeux-Sommets-sur-DrtCtr-768x342.jpg 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/UnouDeux-Sommets-sur-DrtCtr-1536x684.jpg 1536w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/UnouDeux-Sommets-sur-DrtCtr.jpg 1846w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>\u00e0 gauche : on trace la droite \\((AO_{cu})\\). Par un point \\(C\\) on construit sa perpendiculaire euclidienne. Cette droite est aussi la <strong>KE<\/strong> et <strong>KH<\/strong>-perpendiculaires \u00e0 la droite \\(<\/em>(<em>AO_{cu})\\). Elle contient donc le point C. On poursuit la figure en tra\u00e7ant les autres <strong>KE<\/strong> et <strong>KE<\/strong>-hauteurs.<br>\u00e0 droite, le triangle \\(ABC\\) a deux sommets sur une droite passant par le centre. Les <strong>KE<\/strong> et <strong>KH<\/strong>-hauteurs issues de \\(C\\) sont toutes les deux la perpendiculaire euclidienne \u00e0 \\((AB)\\). <\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Application imm\u00e9diate : orthocentre d&rsquo;un triangle dans KE et KH<\/strong><\/p>\n\n\n<p><center><iframe src=\"https:\/\/www.dgpad.net\/responsive.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1Mi9zpOSuQ21MrwF0qfSHdz3OwzNlkbyw\/view?usp=drive_link\" style=\"width:7500px;height:620px;border-style:solid;border-width:1px;box-shadow: 6px 6px 3px #888888;\"><\/iframe><\/center><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Dans cette figure, on peut d\u00e9placer les trois sommets, le centre du cercle, ou le rayon du cercle en tirant sur le cercle.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9f\u00e9rer <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1Q3digQfui0_XCnvhNjXxjTukDYTOvDV8\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/KEKH\/Orthocentre_KEKH.dgp\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ouvrir cette figure<\/a> dans un nouvel onglet<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"355\" height=\"460\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KH_NonOrtho_PtIso.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3680\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KH_NonOrtho_PtIso.jpg 355w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KH_NonOrtho_PtIso-232x300.jpg 232w\" sizes=\"(max-width: 355px) 100vw, 355px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Contrairement \u00e0 ce qu&rsquo;on pourrait penser un peu vite, un triangle de <strong>KH<\/strong> n&rsquo;a pas toujours un orthocentre. Cela arrive par exemple dans le cas o\u00f9 le point de concours des trois droites est sur le cercle unit\u00e9, car ce point n&rsquo;est pas un point du plan id\u00e9al <strong>KH<\/strong> (alors qu&rsquo;il le serait pour <strong>KE<\/strong>). C&rsquo;est tr\u00e8s facile \u00e0 r\u00e9aliser : ci-contre, on se donne les deux sommets \\(A\\) et \\(B\\) et un point \\(nonH_{kh}\\) sur le cercle unit\u00e9. La <strong>KH<\/strong>-perpendiculaire \u00e0 \\((B \\, nonH_{kh})\\) issue de \\(A\\) coupe la <strong>KH<\/strong>-perpendiculaire \u00e0 \\((A \\, nonH_{kh})\\) issue de \\(B\\)  en \\(C\\), alors \\(ABC\\) n&rsquo;a pas d&rsquo;orthocentre car les trois hauteurs, par construction, se coupent (dans le plan projectif) en un point isotrope et donc <em>ne se coupent pas<\/em> dans <strong>KH<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ouvrir <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/19Jmwni7iFnlIFwX1PG-Zd0wQsQ99_n_Q\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/KEKH\/TR_sans_KH_ortho.dgp\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cette figure<\/a> dans un nouvel onglet.<br><em>(on peut d\u00e9placer le point sur le cercle, les deux sommets \\(A\\) et \\(B\\) et la taille du cercle)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La perpendiculaire commune \u00e0 deux droites dans KE et KH<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A priori, comme on est dans un mod\u00e8le projectif, on doit s&rsquo;attendre &#8211; y compris dans <strong>KH<\/strong> &#8211; \u00e0 ce que deux droites aient <em>toujours<\/em> une unique perpendiculaire commune &#8211; ce qui n&rsquo;est pas \u00ab\u00a0standard\u00a0\u00bb d&rsquo;un point de vue de la g\u00e9om\u00e9trie hyperbolique qui, en essence, du point de vue de l&rsquo;axiomatique de Bachmann, est \u00ab\u00a0non connectable\u00a0\u00bb. Daniel Perrin a bien pr\u00e9cis\u00e9 (apr\u00e8s Klein) en introduction que l&rsquo;<em>on continue d\u2019appeler<\/em> <em>hyperbolique<\/em> la g\u00e9om\u00e9trie du plan id\u00e9al associ\u00e9e \u00e0 la forme quadratique \u00ab\u00a0hyperbolique\u00a0\u00bb. Mais c&rsquo;est d&rsquo;abord une g\u00e9om\u00e9trie projective. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans la figure suivante \\(pAB_{kx}\\) est le p\u00f4le de \\((AB)\\) dans la g\u00e9om\u00e9trie <strong>KX<\/strong> (X=H ou K) de m\u00eame pour \\(pCD_{kx}\\) avec la droite \\((CD)\\).<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"701\" height=\"442\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/PerpComm_KEKH.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3675\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/PerpComm_KEKH.jpg 701w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/PerpComm_KEKH-300x189.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 701px) 100vw, 701px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>La <strong>KE<\/strong> et la <strong>KH<\/strong> perpendiculaire commune \u00e0 deux droites est, chacune, la polaire de leur intersection<\/em> &#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8230; mais chacune dans le mod\u00e8le concern\u00e9. En pratique l&rsquo;intersection des deux droites est le p\u00f4le de la <strong>KH<\/strong>-perpendiculaire commune, et c&rsquo;est le \u00ab\u00a0p\u00f4le elliptique\u00a0\u00bb de la <strong>KE<\/strong>-perpendiculaire commune, dont le p\u00f4le par rapport au cercle unit\u00e9 est le point <em>P\u00f4le<\/em>, point dont le sym\u00e9trique par rapport au centre  \\(O_{cu}\\)du cercle est bien le point \\(PperpComm\\), intersection des deux droites.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Polaire et p\u00f4le elliptiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On retiendra donc de cette figure que si la droite \\((pAB_{kh}pCD_{kh})\\) est bien la polaire <em>usuelle<\/em> du point \\(PperpComm\\) par rapport au cercle unit\u00e9, la droite \\((pAB_{ke}pCD_{ke})\\) est alors la <strong>polaire elliptique<\/strong> (ou <strong>KE-polaire<\/strong> dans les macros) du m\u00eame point, c&rsquo;est-\u00e0-dire la polaire du sym\u00e9trique de ce point par rapport au centre du cercle, ou encore, l&rsquo;intersection de deux droites est le <strong>KE-p\u00f4le<\/strong> de la <strong>KE<\/strong>-perpendiculaire commune de ces deux droites. Ces macros de p\u00f4le et polaire elliptiques seront utilis\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement dans la suite. <\/p>\n\n\n\n<p>Ouvrir <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1q6BHRMrpmAcH9dHet0ei3N1sQjiRwxpv\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/KEKH\/KEKH_PerpCommune.dgp\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cette figure<\/a> dans un nouvel onglet<\/p>\n\n\n\n<p>En manipulant la figure, on peut visualiser que si les deux droites \\((AB)\\) et \\((CD)\\) sont parall\u00e8les (au sens euclidien usuel), alors les polaires co\u00efncident et sont la perpendiculaire commune aux deux droites passant par le centre du cercle : c&rsquo;est la polaire du point \u00e0 l&rsquo;infini dans la direction des droites.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Les milieux de deux points<\/h2>\n\n\n\n<p>Il n&rsquo;y a pas de probl\u00e8me pour les points de <strong>KE<\/strong> : ils ont toujours deux milieux. Pour <strong>KH<\/strong>, il y a une condition arithm\u00e9tique. En pratique \\(A\\) et \\(B\\) ne peuvent avoir un <strong>KH<\/strong>-milieu que si \\(q'(A)\\) et \\(q'(B)\\) ont m\u00eame signe, les points \u00e9tant identifi\u00e9s \u00e0 un vecteur. Or \\(q'&lt;0\\) \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du cercle unit\u00e9 et \\(q&rsquo;&gt;0\\) \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. Donc deux  points de <strong>KH<\/strong> ont un milieu <em>si et seulement si<\/em> ils sont tous les deux soit \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du cercle unit\u00e9 soit \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. Et dans ce cas, ils ont aussi un second milieu. Pour plus de pr\u00e9cisions, on consultera le chapitre 3 de <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/imo.universite-paris-saclay.fr\/~perrin\/Livregeometrie\/DPPartie4.pdf\" data-type=\"URL\" data-id=\"imo.universite-paris-saclay.fr\/~perrin\/Livregeometrie\/DPPartie4.pdf\" target=\"_blank\">DPPartie4<\/a>, \u00e0 partir de la page 95.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>D\u00e9sormais, quand un num\u00e9ro de page sera mentionn\u00e9, ce sera toujours en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce fichier de la Partie 4.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Si \\(A(x_A,y_A)\\), pour <strong>KE<\/strong>, on a \\(q(A)=x_A^2+y_A^2+1\\) et pour <strong>KH<\/strong>, \\(q'(A)=x_A^2+y_A^2-1\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Les calculs de Daniel Perrin (p. 91 en exercice) montrent que, du point de vue affine, le milieu (affinement) entre \\(A\\) et \\(B\\) est le barycentre de \\(\\left( (A, \\sqrt{q(B)}), \\, (B, \\sqrt{q(A)}) \\right)\\) dans <strong>KE<\/strong>, de m\u00eame avec \\(q&rsquo;\\) dans <strong>KH<\/strong>, en ajoutant des valeurs absolues aux expressions sous les racines carr\u00e9es. Le second milieu est alors le conjugu\u00e9 de celui-ci par rapport aux deux points \\(A\\) et \\(B\\). Pour <strong>KH<\/strong>, concr\u00e8tement, on peut \u00e9crire la condition d&rsquo;existence de mani\u00e8re un peu brutale (avec le sinon <em>NaN<\/em>) mais efficace, comme ceci :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(d(A,Ocu)-CU)*<em>(d(B,Ocu)-CU)&gt;0?(B<\/em>*sqrt(abs((x(A)-x(Ocu))^2+(y(A)-y(Ocu))^2-CU^2))+A*sqrt(abs((x(B)-x(Ocu))^2+(y(B)-y(Ocu))^2-CU^2)))\/(sqrt(abs((x(A)-x(Ocu))^2+(y(A)-y(Ocu))^2-CU^2))+sqrt(abs((x(B)-x(Ocu))^2+(y(B)-y(Ocu))^2-CU^2))):NaN<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&rsquo;illustration suivante, les points de pr\u00e9fixe <strong><em>I<\/em><\/strong> sont les milieux affinement int\u00e9rieurs aux deux points, construit par les barycentres, ceux de pr\u00e9fixe <strong><em>J<\/em><\/strong> sont les ext\u00e9rieurs (conjugu\u00e9s).<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"704\" height=\"344\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KEKH_Milieux_CheckBox.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3699\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KEKH_Milieux_CheckBox.jpg 704w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KEKH_Milieux_CheckBox-300x147.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 704px) 100vw, 704px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Les 8 droites des milieux, dans KH et KE (quand les milieux existent tous).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Bien-s\u00fbr, quand on a d\u00e9j\u00e0 pratiqu\u00e9 la g\u00e9om\u00e9trie hyperbolique standard, on est un peu surpris de ces quatre <strong>KH<\/strong>-droites des milieux mais il ne faut pas oublier qu&rsquo;il s&rsquo;agit une approche projective du plongement de <strong>KB<\/strong> dans un plan id\u00e9al. Voici une illustration dans le cas o\u00f9 les trois sommets \\(A, B, C\\) sont bien hyperboliques (ie dans <strong>KB<\/strong>) :<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"685\" height=\"350\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KEKH_Milieux_ABChyp.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3696\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KEKH_Milieux_ABChyp.jpg 685w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KEKH_Milieux_ABChyp-300x153.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 685px) 100vw, 685px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Les 4 KH-droites de milieux (droites rouges) dans le cas o\u00f9 \\(ABC\\) est un <strong>KB<\/strong>-triangle hyperbolique<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"382\" height=\"210\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KEKHmacrosbase.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3701\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KEKHmacrosbase.jpg 382w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KEKHmacrosbase-300x165.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 382px) 100vw, 382px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Lancer <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1q38OC7m0kJ2NGTI7gG_ev5epuyQtE7co\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/KEKH\/KEKH_Droites_des_milieux.dgp\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cette figure<\/a> dans un nouvel onglet<\/p>\n\n\n\n<p>Signalons que cette figure contient d\u00e9j\u00e0 8 macros utilisables pour refaire partiellement ces figures ou en explorer d&rsquo;autres.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>KE<\/strong> et <strong>KH<\/strong> <strong>Sym<\/strong> correspondent \u00e0 une sym\u00e9trie orthogonale. <\/p>\n\n\n\n<p>Rappel : page de <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=51\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=51\" target=\"_blank\">pr\u00e9sentation de l&rsquo;utilisation des macros<\/a> de DGPad. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em><strong>Retrouver le centre du cercle unit\u00e9<\/strong> : Quand on utilise un cercle dans une macro (toutes ces macros), cela cache le centre du cercle. Or dans toutes ces figures, c&rsquo;est tr\u00e8s pratique de d\u00e9placer le centre du cercle unit\u00e9 pour modifier la figure de mani\u00e8re importante &#8211; rapprocher des points hors \u00e9cran par exemple. Utiliser alors l&rsquo;icone \u00ab\u00a0gomme\u00a0\u00bb pour pouvoir faire appara\u00eetre \u00e0 nouveau le point. <\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Les m\u00e9dianes d&rsquo;un triangle<\/h2>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est \u00e0 partir des m\u00e9dianes que la d\u00e9marche de Daniel Perrin commence \u00e0 montrer toute sa pertinence, et toute son efficacit\u00e9 (et ce n&rsquo;est qu&rsquo;un d\u00e9but). En effet, montrer que les m\u00e9dianes sont concourantes est vraiment un r\u00e9sultat difficile \u00e0 obtenir dans le cadre de l&rsquo;axiomatique de Bachmann, justement parce que les trois g\u00e9om\u00e9tries (elliptique, euclidienne, hyperbolique) n&rsquo;\u00e9tant pas s\u00e9par\u00e9es, on ne peut que montrer qu&rsquo;elles sont en faisceau (avec le vocabulaire des pages des menus) car il y a un cas (un seul) o\u00f9 elles ne sont pas concourantes, dans le cas euclidien sur un corps fini de caract\u00e9ristique 3, o\u00f9 elles sont parall\u00e8les, comme on l&rsquo;a montr\u00e9 et <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=811\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=811\" target=\"_blank\">illustr\u00e9 dans cette page<\/a>. Bachmann est m\u00eame amen\u00e9 \u00e0 faire une preuve sp\u00e9cifique dans chacune des trois g\u00e9om\u00e9tries. Ici, s\u00e9parant pr\u00e9alablement  le cas euclidien (forme quadratique d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9e) des deux autres (formes non d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9es), la preuve de tous les concours de toutes les m\u00e9dianes d\u00e9coule de relations pr\u00e9c\u00e9demment montr\u00e9es, simultan\u00e9ment pour les deux g\u00e9om\u00e9tries, <strong>KE<\/strong> et <strong>KH<\/strong> (voir page 105).<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"864\" height=\"547\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KE_medianes.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3702\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KE_medianes.jpg 864w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KE_medianes-300x190.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KE_medianes-768x486.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 864px) 100vw, 864px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Les 4 KE-m\u00e9dianes et les 4 points d&rsquo;intersection prises 3 \u00e0 3 :  \\(G1_e, G2_e, G3_e, G4_e\\)<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"735\" height=\"521\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KH_medianes.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3703\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KH_medianes.jpg 735w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/KH_medianes-300x213.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 735px) 100vw, 735px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Les 4 KH-m\u00e9dianes et les 4 points d&rsquo;intersection prises 3 \u00e0 3 :  \\(G1_h, G2_h, G3_h, G4_h\\)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ouvrir <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1MVDPLXWeZ5kse8NvVoJHCFqg24WTcgKX\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/KEKH\/KEKH_Medianes_chBox.dgp\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cette figure<\/a> dans un nouvel onglet.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-small-font-size\"><em>Ne pas h\u00e9siter \u00e0 d\u00e9placer le centre du cercle unit\u00e9 et modifier le rayon du cercle, simplement en tirant sur le cercle \u00e0 la souris.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Bien entendu, comme pour le cas de l&rsquo;orthocentre, les m\u00e9dianes \u00ab\u00a0ne sont pas concourantes\u00a0\u00bb si l&rsquo;intersection dans le plan est un point du cercle unit\u00e9, car c&rsquo;est un point isotrope. .<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"291\" height=\"301\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Milieux_isotropes.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3704\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Cas particulier<\/strong> (peut-\u00eatre r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 une seconde lecture)<\/p>\n\n\n\n<p>Si une droite \\((AB)\\) est isotrope, les deux points \\(A, B\\) ont un seul milieu qui est le point de contact avec le cercle unit\u00e9 (preuve page 96). C&rsquo;est un des cas de ces \u00ab\u00a0points g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s\u00a0\u00bb dont on a parl\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, puisque a priori, un tel point n&rsquo;est pas dans <strong>KH<\/strong> (mais est bien dans <strong>KE<\/strong>). Et on v\u00e9rifie aussi qu&rsquo;il y a toujours concours des m\u00e9dianes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ci contre, cas de trois \u00ab\u00a0milieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s\u00a0\u00bb, on a pris les tangentes au cercle issues de \\(A\\), et \\(B\\) un point sur une de ces tangentes. D&rsquo;un point de vue euclidien, il s&rsquo;agit juste de la configuration de Gergonne.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Les m\u00e9diatrices de deux points<\/h2>\n\n\n\n<p>On l&rsquo;avait d\u00e9j\u00e0 explor\u00e9 dans le mod\u00e8le elliptique standard, en particulier <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=1061\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=1061\" target=\"_blank\">dans cette page<\/a>, mais ici, avec le contexte de forme quadratique, il est imm\u00e9diat (pour des questions de transformations par exemple) que les polaires des milieux de deux points sont les m\u00e9diatrices de ces m\u00eames points. Et le fait qu&rsquo;elles soient trois \u00e0 trois concourantes est tellement imm\u00e9diat que Daniel Perrin en profite pour faire un bilan :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Commentaire : Cette d\u00e9monstration, d\u2019une simplicit\u00e9 enfantine et qui vaut dans un cadre tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral puisqu\u2019on ne distingue ni le corps, ni la nature de la g\u00e9om\u00e9trie, est significative de ce qu\u2019apportent d\u2019une part l\u2019approche vectorielle, par la possibilit\u00e9 de calcul, et d\u2019autre part la polarit\u00e9, qui permet de ne faire que la moiti\u00e9 du travail. On notera que la relation qui sous-tend ce r\u00e9sultat est une relation \u201cde Chasles\u201d triviale : (b\u2212c)+(c\u2212a)+(a\u2212b) = 0 que l\u2019on reverra maintes fois.<\/p>\n<cite>Daniel Perrin &#8211; Partie 4 &#8211; p. 102-103<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Mais du point de vue des constructions, il faut bien distinguer les deux cas <strong>KH<\/strong> et <strong>KE<\/strong> car le terme \u00ab\u00a0polaire\u00a0\u00bb, s&rsquo;il a le m\u00eame sens math\u00e9matique indiff\u00e9renci\u00e9, ne se traite pas de la m\u00eame fa\u00e7on comme on l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 vu avec la perpendiculaire commune o\u00f9 nous avons introduit la <strong>KE<\/strong>-polaire d&rsquo;un point. Voyons cela en d\u00e9tail sur les m\u00e9diatrices de deux points.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&rsquo;illustration suivante, la droite rouge passant par \\(I_{kh}\\) est la polaire (usuelle) de \\(J_{kh}\\), c&rsquo;est une <strong>KH<\/strong>-m\u00e9diatrice de \\(A\\), et \\(B\\). De m\u00eame pour l&rsquo;autre droite rouge. Elles se coupent en \\(pAB_{kh}\\), le p\u00f4le (usuel) de \\((AB)\\) par rapport au cercle unit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Par contre, les polaires usuelles de \\(I_{ke}\\) et \\(J_{ke}\\), certes vont passer par le p\u00f4le de \\((AB)\\), mais ne passent pas par l&rsquo;autre <strong>KE<\/strong>-milieu et ne sont pas orthogonales (manipulation propos\u00e9e plus loin) &#8230; car ce ne sont pas les polaires elliptique. Il faut en effet utiliser la <strong>KE-polaire<\/strong> de \\(I_{ke}\\), c&rsquo;est-\u00e0-dire la polaire de \\(symI_{ke}\\). Et bien entendu, elle passe  par \\(J_{ke}\\). De m\u00eame pour l&rsquo;autre droite verte. On peut v\u00e9rifier qu&rsquo;elles sont orthogonales.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"508\" height=\"350\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Itro_Mediatrice_KEKH.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3710\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Itro_Mediatrice_KEKH.jpg 508w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Itro_Mediatrice_KEKH-300x207.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 508px) 100vw, 508px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Les KH (rouges) et KE (vertes) m\u00e9diatrices des deux points \\(A\\) et \\(B\\)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Lancer <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1OIgggBB_c1gkEBmitYyN7tm13zh2WvDX\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/KEKH\/Intro_Mediatrices.dgp\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cette figure<\/a> dans un nouvel onglet pour manipuler la figure, et \u00e9ventuellement y faire les v\u00e9rifications propos\u00e9es ci-dessous. Si n\u00e9cessaire, (re)lire la page de <a href=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=51\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=51\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">pr\u00e9sentation de l&rsquo;utilisation des macros<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Pour les personnes non concern\u00e9es par ces v\u00e9rifications, on peut aller directement \u00e0 la section suivante sur les m\u00e9diatrices d&rsquo;un triangle.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les macros de cette figure ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9organis\u00e9es par rapport aux figures pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"575\" height=\"265\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/LesNouvellesMacros.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3711\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/LesNouvellesMacros.jpg 575w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/LesNouvellesMacros-300x138.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 575px) 100vw, 575px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Il y deux macros de plus dans <strong>KE<\/strong> que dans <strong>KH<\/strong>, celles sur le p\u00f4le d&rsquo;une droite et la polaire d&rsquo;un point. Dans <strong>KH<\/strong> on utilisera les macros usuelles du premier niveau. On a aussi ajout\u00e9 les macros des sym\u00e9tries centrales pour les deux g\u00e9om\u00e9tries : elles seront n\u00e9cessaires pour construire les cercles circonscrits \u00e0 la prochaine section.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Manipulations possibles sur la figure pr\u00e9c\u00e9dente<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>V\u00e9rifications des milieux<\/em> : comme les macros de sym\u00e9tries centrales sont des constructions g\u00e9om\u00e9triques, on peut les utiliser pour \u00ab\u00a0v\u00e9rifier\u00a0\u00bb la constructions des milieux, qui eux sont calcul\u00e9s \u00e0 partir des coordonn\u00e9es des points.  Par exemple <strong>KE SymC<\/strong> sur \\(J_{ke}\\) et \\(B\\) doit donner un point sur \\(A\\). J&rsquo;entends bien l&rsquo;argument qui veut que cela ne v\u00e9rifie seulement que la macro est correcte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>Quand on a appliqu\u00e9 une macro, on l&rsquo;annule avant de faire autre chose par la fl\u00e8che retour \u00e0 droite du tableau de bord : cela supprime toutes les constructions impliqu\u00e9es dans la macro.<\/em> <em>On peut aussi relancer la figure initiale  en rafraichissant la page<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><em>V\u00e9rification de l&rsquo;orthogonalit\u00e9 des m\u00e9diatrices entre elles<\/em>. Par exemple prendre <strong>KE Perp<\/strong> sur \\(pAB_{ke}\\) et une des m\u00e9diatrices vertes, constater que la macro produit une droite qui recouvre l&rsquo;autre m\u00e9diatrice. On peut faire de m\u00eame avec les <strong>KH<\/strong>-m\u00e9diatrices.<\/p>\n\n\n\n<p><em>V\u00e9rification de l&rsquo;orthogonalit\u00e9 des m\u00e9diatrices par rapport \u00e0 \\((AB)\\)<\/em>. M\u00eame si c&rsquo;est inutile &#8211; si on sait qu&rsquo;elles passe par le p\u00f4le de \\((AB)\\) pour <strong>KH<\/strong> ou le <strong>KE<\/strong>-p\u00f4le de \\((AB)\\) pour le cas elliptique, on peut  choisir de jouer avec les macros. Par exemple <strong>KH Perp<\/strong> sur \\(B\\) et la m\u00e9diatrice rouge passant par \\(J_{ke}\\) doit donner un point sur \\(A\\).<\/p>\n\n\n\n<p><em>(<strong>KH<\/strong>)-polaire et <strong>KE<\/strong>-polaire<\/em> : c&rsquo;est la diff\u00e9rence entre un raisonnement math\u00e9matique o\u00f9 l&rsquo;on fait des preuves sur les polaires, en g\u00e9n\u00e9ral, \u00ab\u00a0sans distinguer la nature de la g\u00e9om\u00e9trie\u00a0\u00bb (citation pr\u00e9c\u00e9dente) et la mise en \u0153uvre effective dans le champ des configurations. M\u00eame si c&rsquo;est \u00e9vident pour le lecteur, on peut s&rsquo;amuser \u00e0 le v\u00e9rifier. Prendre la polaire (du premier niveau des macros) de \\(I_{ke}\\). Elle ne passe pas par \\(J_{ke}\\). Puis prendre celle de \\(J_{ke}\\) et v\u00e9rifier que les deux ne sont pas <strong>KE<\/strong>-orthogonales en prenant la perpendiculaire de l&rsquo;une passant par leur intersection \\(pAB_{kh}\\) puissent qu&rsquo;elle passent par le p\u00f4le de \\((AB)\\).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Les m\u00e9diatrices d&rsquo;un triangle<\/h2>\n\n\n\n<p>On applique simplement les macros pr\u00e9c\u00e9dentes<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"597\" height=\"420\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/KH_Mediatrices_TR.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3715\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/KH_Mediatrices_TR.jpg 597w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/KH_Mediatrices_TR-300x211.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 597px) 100vw, 597px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Les KH-m\u00e9diatrices (ci-dessus) et les 4 KE-m\u00e9diatrices (ci-dessous)  avec les 4 centres des cercles circonscrits associ\u00e9s. <\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"645\" height=\"407\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/KE_Mediatrices_TR.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3716\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/KE_Mediatrices_TR.jpg 645w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/KE_Mediatrices_TR-300x189.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 645px) 100vw, 645px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Lancer l<a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1dYhWR_jYU8lgXIJn-TTQ6AnP32PUBRH-\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/KEKH\/KEKH_Mediatrices_de_TR.dgp\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">a figure associ\u00e9e<\/a> dans un nouvel onglet<\/p>\n\n\n\n<p>Les cercles circonscrits sont construits dans l&rsquo;article 2a sur les cercles (lien en fin d&rsquo;article).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Bissectrices et bissecteurs de deux droites<\/h2>\n\n\n\n<p>Milieux et m\u00e9diatrices sont des centres et des axes de sym\u00e9trie de deux points. On s&rsquo;int\u00e9resse aux centres ou axes de sym\u00e9tries de deux droites. Or comme points et droites sont li\u00e9s par la polarit\u00e9, \u00ab\u00a0la question de l&rsquo;existence des bissectrices de deux droites est \u00e9quivalente \u00e0 celles des m\u00e9diatrices et milieux de leurs p\u00f4les\u00a0\u00bb (d\u00e9tails p. 99). C&rsquo;est \u00e0 nouveau un exemple de l&rsquo;efficacit\u00e9 de cette approche des <strong>GNE<\/strong> dans un plan projectif muni d&rsquo;une forme quadratique et de la polarit\u00e9 associ\u00e9e. <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"827\" height=\"454\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/BissKE.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3736\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/BissKE.jpg 827w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/BissKE-300x165.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/BissKE-768x422.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 827px) 100vw, 827px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Bissectrices et bissecteurs &#8211; Ci-dessus dans KE &#8211; Ci-dessous dans KH<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"749\" height=\"417\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/BissKH.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3737\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/BissKH.jpg 749w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/BissKH-300x167.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 749px) 100vw, 749px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En pratique, dans <strong>KH<\/strong>, il n&rsquo;y a des bissectrices que si les deux droites \\((AB)\\) et \\((AC)\\) coupent &#8211; ou ne coupent pas &#8211; <em>toutes les deux<\/em> le cercle unit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Lancer <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1wssTO-OaaveCZcRuuHtTiwZBFyJ7Qon3\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/KEKH\/Intro_KEKH_bissectrices.dgp\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cette figure<\/a> dans un nouvel onglet. Manipuler le point \\(M\\), les deux droites et le cercle unit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Autres manipulations possibles, en utilisant les macros<\/strong> : dans les deux cas on n&rsquo;a construit qu&rsquo;un sym\u00e9trique. On peut prend le sym\u00e9trique (central ou axial) par rapport au second bissecteur ou \u00e0 la seconde bissectrice. On verra qu&rsquo;il co\u00efncide avec un point d\u00e9j\u00e0 construit car la seconde bissectrice est la polaire du premier bissecteur et le second bissecteur le p\u00f4le de la premi\u00e8re bissectrice.<\/p>\n\n\n\n<p>Les cercles inscrits et exinscrits sont construits dans l&rsquo;article 2a sur les cercles<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les autres articles d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9s sur ces mod\u00e8les<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/curvica974.re\/?p=4590\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?p=4590\" target=\"_blank\">KEKH &#8211; 2a &#8211; Les cercles (introduction)<\/a> | <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/curvica974.re\/?p=3773\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?p=3773\" target=\"_blank\">KEKH &#8211; 2b &#8211; Les cercles \u00ab\u00a0paraboles\u00a0\u00bb<\/a><br> <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/curvica974.re\/?p=4115\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?p=4115\" target=\"_blank\">KEKH &#8211; 3 &#8211; Longueur, distance et angles<\/a> | <a href=\"http:\/\/curvica974.re\/?p=4768\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?p=4768\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">KEKH &#8211; 4 &#8211; Spin d&rsquo;un triangle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Perspectives d&rsquo;autres publications sur KE-KH<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je souhaiterais surtout &#8211; car encore jamais fait &#8211; arriver \u00e0 faire des figures finies dynamiques de cette approche de Daniel Perrin. Je suis preneur de conseils pour le choix du corps fini, par exemple \\(\\displaystyle \\frac{\\mathbb{Z}}{7\\mathbb{Z}}\\) ou \\(\\displaystyle \\frac{\\mathbb{Z}}{11\\mathbb{Z}}\\) sont-ils des bons candidats ? Quelles formes choisir choisir pour <strong>KE<\/strong> ? Pour <strong>KH<\/strong> ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet article est le premier d&rsquo;une s\u00e9rie consacr\u00e9e \u00e0 une approche radicalement diff\u00e9rente des GNE que celle d\u00e9velopp\u00e9e dans les menus de ce site. Elle a l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de se centrer sur ce qui est commun \u00e0 la g\u00e9om\u00e9trie elliptique et \u00e0 la g\u00e9om\u00e9trie hyperbolique, alors que nous avons, au contraire, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[26,27,8,28],"tags":[],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3658"}],"collection":[{"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3658"}],"version-history":[{"count":86,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3658\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8485,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3658\/revisions\/8485"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3658"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3658"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3658"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}