{"id":947,"date":"2021-11-04T16:51:51","date_gmt":"2021-11-04T12:51:51","guid":{"rendered":"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=947"},"modified":"2025-12-16T15:18:47","modified_gmt":"2025-12-16T11:18:47","slug":"lecture-illustree-du-saggio-de-1868","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/curvica974.re\/?page_id=947","title":{"rendered":"Lecture illustr\u00e9e du \u00ab\u00a0Saggio\u00a0\u00bb de 1868"},"content":{"rendered":"\n<p>Il s&rsquo;agit, dans cette page, d&rsquo;illustrer tr\u00e8s modestement juste quelques points du m\u00e9moire de Beltrami, qui plus est, de mani\u00e8re  non technique. D&rsquo;autres aspects, et en particulier des aspects plus num\u00e9riques comme les angles, seront abord\u00e9s, avec le temps, dans les articles de Blog.<\/p>\n\n\n\n<p>Beltrami est rest\u00e9 c\u00e9l\u00e8bre pour sa premi\u00e8re r\u00e9alisation concr\u00e8te, <em>r\u00e9elle<\/em>, bien que seulement locale, du plan hyperbolique sur une surface plong\u00e9e dans l\u2019espace euclidien. Mais ce n\u2019est pas sans difficult\u00e9 qu\u2019il a d\u00fb d\u00e9fendre, non seulement sa profonde compr\u00e9hension de la g\u00e9om\u00e9trie diff\u00e9rentielle, mais aussi des id\u00e9es nouvelles, encore novatrices pour certaines, et parfois difficilement exprimables avec clart\u00e9 \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 l\u2019on s\u2019interrogeait pour savoir si des \u00e9quations d\u00e9finissaient intrins\u00e8quement une surface, ou s\u2019il y avait du sens \u00e0 justifier l\u2019existence d\u2019une g\u00e9om\u00e9trie non euclidienne par la consistance des calculs analytiques qui la fondaient&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame si la g\u00e9om\u00e9trie des surfaces \u00e0 courbure constante n\u00e9gative est naturellement celle des plans de Lobatchevsky, il reste que ce mod\u00e8le, dans son d\u00e9tail, est r\u00e9put\u00e9 assez obscur, en partie \u00e0 cause d\u2019une complexit\u00e9 intrins\u00e8que due \u00e0 l\u2019enroulement des feuilles sur la surface, m\u00eame si la situation \u00e9tait tr\u00e8s claire pour Beltrami :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00ab La longueur de la zone est ind\u00e9finie, et par suite la zone s\u2019enroule un nombre fini de fois sur la surface de r\u00e9volution ; \u00e0 cette occasion, il faut observer que les points qui se superposent de cette mani\u00e8re les uns aux autres doivent \u00eatre toujours consid\u00e9r\u00e9s comme distincts, sans quoi le th\u00e9or\u00e8me, que par deux points de la surface passe une seule ligne g\u00e9od\u00e9sique, cesserait d\u2019\u00eatre vrai. \u00bb<\/em><\/p>\n<cite>Saggio di interpretazione della geometrica non euclidea &#8230;\u00a0\u00bb &#8211; Beltrami &#8211; 1868<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Le traducteur fran\u00e7ais des travaux de Beltrami \u2013 Jules Ho\u00fcel \u2013 prenait parfois lui-m\u00eame la d\u00e9fense de ses id\u00e9es et r\u00e9pondait \u00e0 ses d\u00e9tracteurs les plus farouches. Ainsi, apr\u00e8s trois ann\u00e9es de pol\u00e9miques, il devait encore \u00e9crire \u00e0 Genocchi :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00ab La co\u00efncidence fortuite de deux points d\u2019une surface, ne changeant rien aux propri\u00e9t\u00e9s des figures, pourvu qu\u2019on fasse toujours, comme dans les surfaces de Riemann, la distinction des nappes de la surface auxquelles elles appartiennent, me semble une preuve de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019employer les coordonn\u00e9es qui se rapportent non pas aux points de l\u2019espace fixe dans lequel flotte la surface mais aux points flottants eux-m\u00eames \u00bb<\/em><\/p>\n<cite>Lettre de Ho\u00fcel \u00e0 Genocchi du 16 juillet 1871<\/cite><\/blockquote>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"350\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/AA2piA4piPetit-1024x350.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1641\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/AA2piA4piPetit-1024x350.jpg 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/AA2piA4piPetit-300x102.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/AA2piA4piPetit-768x262.jpg 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/AA2piA4piPetit.jpg 1461w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Illustration de l&rsquo;enroulement de la pseudosph\u00e8re sur elle-m\u00eame :<\/em><br><em>\u00e0 gauche la droite passant par un point et le point plac\u00e9 un tour plus loin, \u00e0 droite la droite avec deux tours plus loin.<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"452\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Deux-segments-Petit-1024x452.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1642\" style=\"width:738px;height:325px\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Deux-segments-Petit-1024x452.jpg 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Deux-segments-Petit-300x133.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Deux-segments-Petit-768x339.jpg 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Deux-segments-Petit.jpg 1057w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Deux segments \\([AB]\\) selon la position des points et la repr\u00e9sentation de la feuille principale de la pseudosph\u00e8re.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les points r\u00e9els et id\u00e9aux chez Beltrami et les points effectifs sur la pseudosph\u00e8re<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une des difficult\u00e9s du m\u00e9moire de Beltrami, en particulier pour ses contemporains, vient du fait qu&rsquo;il parle g\u00e9n\u00e9ralement de \u00ab\u00a0<strong>points r\u00e9els<\/strong>\u00a0\u00bb sur une surface pseudosph\u00e9rique alors qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas n\u00e9cessairement de points qui appartiennent \u00e0 la pseudosph\u00e8re mais seulement des points de son disque-limite, le mod\u00e8le <strong>KB<\/strong> pr\u00e9sent\u00e9 dans les pages pr\u00e9c\u00e9dentes. Nous avons alors choisi d\u2019appeler dans cette page, <strong>points effectifs<\/strong> les points [du plan hyperbolique] qui seront effectivement sur la pseudosph\u00e8re. Par exemple reprenant une illustration d&rsquo;une page pr\u00e9c\u00e9dente sur les m\u00e9diatrices d&rsquo;un triangle, on voit bien une certaine confusion possible \u00e0 vouloir appeler \u00ab\u00a0r\u00e9els\u00a0\u00bb les points d&rsquo;intersection entre la perpendiculaire commune et les m\u00e9diatrices : ils sont r\u00e9els dans <strong>KB<\/strong> mais n&rsquo;existent pas sur la pseudosph\u00e8re. Par contre les sommets du triangle sont des points <strong>effectifs<\/strong> de la pseudosph\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"493\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/05_Med-Equi-hors-PS-Petit-1024x493.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1653\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/05_Med-Equi-hors-PS-Petit-1024x493.jpg 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/05_Med-Equi-hors-PS-Petit-300x144.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/05_Med-Equi-hors-PS-Petit-768x370.jpg 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/05_Med-Equi-hors-PS-Petit.jpg 1122w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Les points \\(H1_{kb}, H2_{kb}, H3_{kb}\\) sont bien r\u00e9els dans le plan hyperbolique <strong>KB<\/strong> mais ne correspondent <\/em><br><em>pas \u00e0 des points effectifs de la pseudosph\u00e8re.<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"914\" height=\"908\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-avec-centre.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1671\" style=\"width:417px;height:408px\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-avec-centre.png 914w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-avec-centre-300x298.png 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-avec-centre-150x150.png 150w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-avec-centre-768x763.png 768w\" sizes=\"(max-width: 914px) 100vw, 914px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Chez Beltrami, le terme <strong>r\u00e9els<\/strong> utilis\u00e9 pour les points du plan hyperbolique est utilis\u00e9 en opposition \u00e0 ce qu&rsquo;il appelle les <strong>points id\u00e9aux<\/strong> qui sont les points du plan hors de son cercle-limite. En fait, depuis Klein, on peut dire que ce sont les points du plongement projectif naturel du plan hyperbolique. <\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi &#8211; illustration ci-contre &#8211; ce qui pour nous est une figure \u00ab\u00a0<em>des cercles de Malfatti d&rsquo;un trilat\u00e8re dans le mod\u00e8le<\/em> <strong>KB<\/strong>\u00a0\u00bb aurait \u00e9t\u00e9 pour Beltrami une figure des cercles de Malfatti pour <strong>le triangle id\u00e9al ABC<\/strong>, m\u00eame si, rappelons le, Beltrami n&rsquo;avait pas vu que son disque limite \u00e9tait un mod\u00e8le plan de la g\u00e9om\u00e9trie de Lobatchevsky.<\/p>\n\n\n\n<p>Ci-contre, les <strong>KB<\/strong>-droites vertes sont pilot\u00e9es par deux poign\u00e9es. Les cercles de Malfatti sont de centre \\(M_{o_{i}}\\) passant par les points \\(M_{p_{i}}\\). Ce sont les cercles de Malfatti de <strong>ABC<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le \u00ab\u00a0Saggio\u00a0\u00bb les points <strong>id\u00e9aux<\/strong> sont donc tout simplement les points en dehors du disque-limite, ce qui renforce le vocabulaire de points <strong>r\u00e9els<\/strong> \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du cercle vu la pr\u00e9sence r\u00e9guli\u00e8re de l&rsquo;expression \\(\\sqrt{a^2-u^2-v^2}\\) dans les calculs de Beltrami autour de ses coordonn\u00e9es curvilignes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><strong>Les coordonn\u00e9es beltramiennes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Reprenons le d\u00e9roul\u00e9 du \u00ab\u00a0Saggio\u00a0\u00bb. Beltrami poursuit donc son travail initi\u00e9 en 1865, avec ses coordonn\u00e9es curvilignes, et calcule l&rsquo;angle entre deux lignes g\u00e9od\u00e9siques <em>u=constante<\/em> et <em>v=constante<\/em>. Il rencontre alors le terme \\(\\sqrt{a^2-u^2-v^2}\\) o\u00f9 \\(a\\) est une constante. Ses calculs n\u2019ont ainsi de sens que pour \\((u,v)\\) \u2013 consid\u00e9r\u00e9es maintenant comme coordonn\u00e9es cart\u00e9siennes dans un plan euclidien &#8211; \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un cercle de rayon \\(a\\)<em> <\/em>qu\u2019il appelle <em>cercle limite<\/em>, et dont il montre en d\u00e9tail que les points correspondent aux points \u00e0 l\u2019infini de la surface qu\u2019il \u00e9tudie. Il en d\u00e9duit :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab Donc les lignes g\u00e9od\u00e9siques formant le syst\u00e8me \\(u = constante\\)  sont toutes orthogonales \u00e0 la ligne g\u00e9od\u00e9sique \\(v=0\\) et les lignes g\u00e9od\u00e9siques \\(v= constante\\) sont orthogonales aux lignes g\u00e9od\u00e9siques \\(u=0\\). Cela revient \u00e0 dire qu\u2019au point \\(u=0\\) et \\(v=0\\) concourent deux lignes g\u00e9od\u00e9siques orthogonales entre elles que nous appellerons fondamentales. &#8230;\u00bb<\/p>\n<cite>\u00ab Saggio di interpretazione &#8230; \u00bb <\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"490\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Coord-Beltrami-Petit-1024x490.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1646\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Coord-Beltrami-Petit-1024x490.jpg 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Coord-Beltrami-Petit-300x143.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Coord-Beltrami-Petit-768x367.jpg 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Coord-Beltrami-Petit.jpg 1060w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Les \u00ab\u00a0g\u00e9od\u00e9siques fondamentales\u00a0\u00bb ne sont pas orthogonales entre elles, mais les g\u00e9od\u00e9siques bleues sont toutes <\/em><br><em>orthogonales \u00e0 la g\u00e9od\u00e9sique verte, ce qui se voit bien ci-dessous<\/em> <em>(car la<\/em> <em>pseudosph\u00e8re est conforme)<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"977\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/CoordBeltrami-vue-dessus-1024x977.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1650\" style=\"width:369px;height:352px\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/CoordBeltrami-vue-dessus-1024x977.png 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/CoordBeltrami-vue-dessus-300x286.png 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/CoordBeltrami-vue-dessus-768x733.png 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/CoordBeltrami-vue-dessus.png 1084w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Un peu plus loin il \u00e9crit<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00ab&#8230;et chaque point de la surface est d\u00e9termin\u00e9 comme intersection de deux lignes g\u00e9od\u00e9siques men\u00e9es par ce point perpendiculairement aux lignes fondamentales ce qui constitue \u00e9videmment une g\u00e9n\u00e9ralisation de la m\u00e9thode cart\u00e9sienne ordinaire. \u00bb<\/em><\/p>\n<cite>\u00ab\u00a0Saggio &#8230; \u00ab\u00a0<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Et dans une note en fin d&rsquo;article, il donne cette pr\u00e9cision que nous allons illustrer<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab\u00a0&#8230; les lignes orthogonales \u00e0 celles qui partent de l&rsquo;origine sont repr\u00e9sent\u00e9es par les cordes du cercle-limite perpendiculaires aux diam\u00e8tres qui repr\u00e9sentent ces derni\u00e8res lignes g\u00e9od\u00e9siques. R\u00e9ciproquement pour que deux lignes g\u00e9od\u00e9siques se coupant en (u,v) soient repr\u00e9sent\u00e9es sur le plan auxiliaire par deux droites orthogonales, il faut que l&rsquo;une ou l&rsquo;autre de ces g\u00e9od\u00e9siques passent par l&rsquo;origine (u=0, v=0)\u00a0\u00bb<\/p>\n<cite>\u00ab\u00a0Saggio &#8230;\u00a0\u00bb &#8211; Note de bas de page de la note 2 p. 284<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Dans la figure suivante, on prend un point \\(M_{kb}\\) sur l&rsquo;ellipse limite de la pseudosph\u00e8re dans <strong>KB<\/strong>. Il est repr\u00e9sent\u00e9 par le point \\(M\\) sur l&rsquo;\u00e9quateur de la pseudosph\u00e8re. On appelle \\(N_{kb}\\) le point dans <strong>KB<\/strong> (point limite de la <strong>PS<\/strong>) de la droite perpendiculaire en l&rsquo;origine \\(O_{dl}\\) au segment \\([O_{dl}M_{kb}]\\). On le repr\u00e9sente par \\(N\\) sur la pseudosph\u00e8re c&rsquo;est encore un point de l&rsquo;\u00e9quateur. On a not\u00e9 ici \\(O_b\\) l&rsquo;origine sur la pseudosph\u00e8re des coordonn\u00e9es beltramienne, image du point \\(O_{dl}\\).<\/p>\n\n\n\n<p>On se propose d&rsquo;illustrer la partie r\u00e9ciproque de la note. Pour cela on se donne un point \\(U_{kb}\\) du segment \\([O_{dl}M_{kb}]\\) et la perpendiculaire euclidienne au segment passant par le point. Sur cette perpendiculaire on se donne un point \\(W_{kb}\\) d&rsquo;o\u00f9 on m\u00e8ne la perpendiculaire cette fois \u00e0 \\([O_{dl}N_{kb}]\\), segment coup\u00e9 en \\(V_{kb}\\). Ce que dit la note de Beltrami est que sur la pseudosph\u00e8re, les droites correspondantes sont elles aussi perpendiculaires en les points \u00ab\u00a0de retour\u00a0\u00bb \\(U\\) et \\(V\\).<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"599\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/SaggioNote2_Ill1a-1024x599.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1663\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/SaggioNote2_Ill1a-1024x599.png 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/SaggioNote2_Ill1a-300x176.png 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/SaggioNote2_Ill1a-768x449.png 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/SaggioNote2_Ill1a-1536x899.png 1536w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/SaggioNote2_Ill1a-2048x1198.png 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>On constate, visuellement seulement, que le quadrilat\u00e8re \\(O_bVWU\\) a trois angles droits, l&rsquo;angle en \\(W\\) ne pouvant pas \u00eatre droit puisqu&rsquo;en g\u00e9om\u00e9trie hyperbolique la somme des angles d&rsquo;un quadrilat\u00e8re ne peut pas \u00eatre \u00e9gal \u00e0 \\(4\\pi\\). Dans <strong>KB<\/strong> le quadrilat\u00e8re est un rectangle mais le mod\u00e8le <strong>KB<\/strong> n&rsquo;est pas conforme. Ce que dit la note est que les angles droits euclidiens en les trois autres points que \\(W_{kb}\\) sont aussi droits pour la g\u00e9om\u00e9trie de Lobatchevsky. <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"998\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2_Illtr1_DeDessus-998x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1664\" style=\"width:461px;height:472px\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2_Illtr1_DeDessus-998x1024.png 998w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2_Illtr1_DeDessus-292x300.png 292w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2_Illtr1_DeDessus-768x788.png 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2_Illtr1_DeDessus-1497x1536.png 1497w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2_Illtr1_DeDessus.png 1536w\" sizes=\"(max-width: 998px) 100vw, 998px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>M\u00eame configuration vue de dessus<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>C&rsquo;est remarquable comme r\u00e9sultat pour l&rsquo;\u00e9poque et montre bien la vision claire que Beltrami avait de son mod\u00e8le. Cela dit, avec la vision projective du mod\u00e8le <strong>KB<\/strong>, cela devient \u00e9vident : en effet la <strong>KB<\/strong>-perpendiculaire \u00e0 une droite en un point passe par le point et le p\u00f4le de la droite. Or le p\u00f4le d&rsquo;un diam\u00e8tre est \u00e0 l&rsquo;infini et donc la <strong>KB<\/strong>-perpendiculaire \u00e0 un diam\u00e8tre du \u00ab\u00a0cercle-limite\u00a0\u00bbest \u00ab\u00a0trivialement&rsquo; la perpendiculaire euclidienne. C&rsquo;est la raison pour laquelle nous n&rsquo;avons pas d\u00e9taill\u00e9 plus avant les v\u00e9rifications sur la pseudosph\u00e8re (par des hauteurs par exemple). Il reste que cela produit de jolies illustrations. Par exemple on peut s&rsquo;amuser \u00e0 voir des cas particulier<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"551\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2-Illustr2-1024x551.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1665\" style=\"width:720px;height:380px\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2-Illustr2-1024x551.png 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2-Illustr2-300x161.png 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2-Illustr2-768x413.png 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2-Illustr2-1536x827.png 1536w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2-Illustr2-2048x1102.png 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Ici on a plac\u00e9 \\(W_{kb}\\) sur le m\u00e9ridien origine. On voit que \\(W\\) s&rsquo;aligne bien sur le m\u00e9ridien passant par \\(O_b\\).<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"569\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2-Illustr-3-1024x569.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1666\" style=\"width:748px;height:415px\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2-Illustr-3-1024x569.png 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2-Illustr-3-300x167.png 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2-Illustr-3-768x427.png 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2-Illustr-3-1536x853.png 1536w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Note2-Illustr-3-2048x1137.png 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Ou encore \\(W_{kb}\\) sur le m\u00e9ridien d&rsquo;origine \\(M_{kb}\\).<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Manipulation de la figure associ\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n\n<p><center><iframe src=\"https:\/\/www.dgpad.net\/responsive.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1D0nKQONXUSHov9ixrD_nf00PyoEhEjeW\/view?usp=drive_link\" style=\"width:840px;height:520px;border-style:solid;border-width:1px;box-shadow: 6px 6px 3px #888888;\"><\/iframe><\/center><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Dans cette figure, on peut agir sur les trois points de <strong>KB<\/strong> :<\/em> <em>\\(M_{kb}\\)<\/em>, <em>\\(U_{kb}\\).<\/em> et <em>\\(W_{kb}\\).<\/em><br><em>On peut, comme dans les illustrations pr\u00e9c\u00e9dente, s&rsquo;arranger \u00e0 ce que les deux droites de d\u00e9part restent dans la feuille principale.<br>On peut aussi r\u00e9gler les positions des deux points \\(U_{kb}\\) et \\(W_{kb}\\) pour que les droites restent dans la feuille principale ou la d\u00e9passe \u00e0 peine.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9f\u00e9rer <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1E1rK82aZZex0Ad8-Ha-IsV-HTyJtSGo6\/view?usp=drive_link\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ouvrir cette figure<\/a> dans un nouvel onglet<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Sur les horicycles<\/h2>\n\n\n\n<p>On passe directement \u00e0 la quatri\u00e8me partie du <em>Saggio<\/em>, la troisi\u00e8me partie, consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9mergence de la g\u00e9om\u00e9trie hyperbolique ayant d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e dans les pages pr\u00e9c\u00e9dentes. Dans cette partie, Beltrami se propose  de <em>\u00ab maintenant \u00e9tablir d\u2019une mani\u00e8re plus concr\u00e8te l\u2019accord de la G\u00e9om\u00e9trie pseudosph\u00e9rique avec la Planim\u00e9trie non euclidienne \u00bb<\/em>. Il commence par calculer ses propres formules d\u2019angle de parall\u00e9lisme et v\u00e9rifie qu\u2019aux notations pr\u00e8s ce sont bien les m\u00eames que celles de Lobatchevsky. Il poursuit ensuite en retrouvant les formules d\u2019aires de triangle ou de polygones avec sa propre d\u00e9marche et retrouve le m\u00eame d\u00e9faut d\u2019angle que Lobatchevsky.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant d&rsquo;aborder directement les horicycles, nous allons nous attarder un peu sur ce passage du m\u00e9moire qui traite des \u00ab circonf\u00e9rences g\u00e9od\u00e9siques \u00bb, terme volontairement g\u00e9n\u00e9rique qui va regrouper chez Beltrami trois objets math\u00e9matiques diff\u00e9rents au cours du d\u00e9veloppement de son argumentation. Bien entendu, il commence par les d\u00e9finir, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale par un centre et un rayon. Puis apr\u00e8s diff\u00e9rents r\u00e9sultats interm\u00e9diaires, il s\u2019int\u00e9resse aux m\u00e9diatrices d\u2019un triangle, plus pr\u00e9cis\u00e9ment aux <em>\u00ab lignes g\u00e9od\u00e9siques \u00e9lev\u00e9es normalement sur les milieux des lignes de jonctions \u00bb <\/em>pour remarquer qu\u2019elles peuvent ne pas concourir en un point <em>r\u00e9el <\/em>de la surface :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00ab[&#8230;], il faut n\u00e9cessairement admettre que l\u2019on ne peut pas toujours faire passer une circonf\u00e9rence g\u00e9od\u00e9sique par trois points de la surface <\/em>choisis d\u2019une mani\u00e8re quelconque<em>. Cela encore est en accord, <\/em>mutatis mutandi<em>s, avec les principes de Lobatchevsky \u00bb<\/em><\/p>\n<cite>\u00ab\u00a0Essai d&rsquo;interpr\u00e9tation &#8230;\u00a0\u00bb p. 272<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Beltrami poursuit en faisant son changement de cadre habituel : les cordes du cercle limite correspondant aux m\u00e9diatrices du triangle image de son triangle g\u00e9od\u00e9sique peuvent se couper (en les prolongeant) en dehors du cercle limite, alors :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00ab [&#8230;], il est permis de regarder les lignes g\u00e9od\u00e9siques correspondantes comme ayant un point <\/em>id\u00e9al <em>commun, et leurs trajectoires orthogonales comme quelque chose d\u2019analogue aux circonf\u00e9rences g\u00e9od\u00e9siques proprement dites \u00bb.<\/em><\/p>\n<cite>Idem<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Ce point de vue va \u00eatre renforc\u00e9 pour lui quand, calculant l\u2019\u00e9quation analytique de cette courbe g\u00e9od\u00e9sique de centre id\u00e9al, il trouve la m\u00eame forme g\u00e9n\u00e9rale que pour le cercle mais avec une interpr\u00e9tation adapt\u00e9e: en mettant en \u00e9vidence une corde du cercle-limite bien particuli\u00e8re, la polaire du centre id\u00e9al ext\u00e9rieur au cercle &#8211; pour les m\u00e9diatrices d&rsquo;un triangle, c&rsquo;est bien entendu leur perpendiculaire commune &#8211; la distance (le rayon du cercle) prend une autre signification et devient la distance \u00e0 la g\u00e9od\u00e9sique correspondante. La constance de cette distance fait de la \u00ab circonf\u00e9rence g\u00e9od\u00e9sique \u00bb une \u00e9quidistante :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00ab Cette \u00e9quation d\u00e9finit une ligne g\u00e9od\u00e9sique r\u00e9elle de la surface ; on peut donc en conclure que, parmi les circonf\u00e9rences g\u00e9od\u00e9siques en nombre infini qui ont le m\u00eame centre id\u00e9al, il y a toujours une ligne g\u00e9od\u00e9sique r\u00e9elle et une seule de sorte que les circonf\u00e9rences g\u00e9od\u00e9siques \u00e0 centre id\u00e9al peuvent aussi se d\u00e9finir comme des courbes parall\u00e8les (g\u00e9od\u00e9siquement) aux lignes g\u00e9od\u00e9siques r\u00e9elles \u00bb.<\/em><\/p>\n<cite>\u00ab\u00a0Essai d&rsquo;interpr\u00e9tation &#8230; \u00a0\u00bb p. 274<\/cite><\/blockquote>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"929\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-centre-ex1-1024x929.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1672\" style=\"width:427px;height:387px\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-centre-ex1-1024x929.png 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-centre-ex1-300x272.png 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-centre-ex1-768x697.png 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-centre-ex1.png 1054w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>I<strong>llustration hors m\u00e9moire de Beltrami<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette question de centre id\u00e9al ext\u00e9rieur au disque-limite peut surprendre en premi\u00e8re lecture. Donnons en une illustration concr\u00e8te, \u00e0 nouveau sur notre figure des cercles de Malfatti d&rsquo;un trilat\u00e8re, vue plus haut. <\/p>\n\n\n\n<p>Selon la configuration des droites originales (les droites vertes), le centre du cercle \\(M_{o_{1}}\\) peut sortir du disque-limite, et devenir un point id\u00e9al. Le <strong>KB<\/strong>-cercle est toujours repr\u00e9sent\u00e9 par une ellipse euclidienne. Dans ce cas l&rsquo;ellipse est d\u00e9sormais bi-tangente au cercle-limite, et la polaire de son centre \\(M_{o_{1}}\\) est l&rsquo;axe de l&rsquo;\u00e9quidistante, qui est aussi la droite passant par les deux points de contact entre l&rsquo;ellipse  et le cercle-limite.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&rsquo;illustration suivante, on a un second centre de <strong>KB<\/strong>-cercle qui sort du disque-limite. Bien entendu &#8211; propri\u00e9t\u00e9 des polaires &#8211; l&rsquo;intersection \\(K\\) des deux polaires a lui-m\u00eame pour polaire la droite des centres des deux cercles.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"919\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-deux-centres-ex-1024x919.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1673\" style=\"width:549px;height:492px\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-deux-centres-ex-1024x919.png 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-deux-centres-ex-300x269.png 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-deux-centres-ex-768x689.png 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-deux-centres-ex.png 1186w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>On peut manipuler <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1RjIhh6D_c_1_hEoatM7GJzZqsNLgk1xd\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/responsive.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/Pseudosphere\/Malfatti_KB_Saggio.dgp&amp;hide_ctrlpanel=true\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cette figure en ligne<\/a> (elle s&rsquo;ouvre dans un nouvel onglet). La figure contient de nombreuses <strong>KB<\/strong>-macros. Bien entendu, on peut obtenir une configuration telle que le centre d&rsquo;un des cercles soit &#8211; perceptivement &#8211; sur le cercle-limite, et donc repr\u00e9sentant un horicycle pour <strong>KB<\/strong>. Th\u00e8me que l&rsquo;on aborde d\u00e9sormais.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette figure est aussi renvoy\u00e9e sur la pseudosph\u00e8re dans ce <a href=\"http:\/\/curvica974.re\/?p=1705\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?p=1705\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">post de blog<\/a>.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"820\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-deux-horicycles-1024x820.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1677\" style=\"width:424px;height:339px\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-deux-horicycles-1024x820.png 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-deux-horicycles-300x240.png 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-deux-horicycles-768x615.png 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Malfatti-deux-horicycles.png 1042w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Poursuivons l\u2019article de Beltrami, il continue en \u00e9tudiant, <em>\u00ab entre les circonf\u00e9rences g\u00e9od\u00e9siques \u00e0 centre r\u00e9el et celles \u00e0 centre id\u00e9al \u00bb<\/em>, un cas particulier, <em>\u00ab celles qui ont leur centre \u00e0 l\u2019infini \u00bb <\/em>\u2013 c\u2019est-\u00e0-dire, dans la repr\u00e9sentation <strong>KB<\/strong>, sur le cercle-limite.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout d&rsquo;abord il fait la correspondance entre les horicycles centr\u00e9s en l&rsquo;unique point accessible depuis la pseudosph\u00e8re et les parall\u00e8les \u00e0 l&rsquo;\u00e9quateur sur la pseudosph\u00e8re :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00abD\u2019autre part, les circonf\u00e9rences g\u00e9od\u00e9siques dont le centre est \u00e0 l\u2019infini correspondent \u00e9videmment aux horicycles de la g\u00e9om\u00e9trie de Lobatchevsky. En conservant cette d\u00e9finition, nous pouvons donc dire qu\u2019un syst\u00e8me d\u2019horicycles concentriques se transforme, par une flexion convenable de la surface, dans le syst\u00e8me des parall\u00e8les de la surface de r\u00e9volution engendr\u00e9e par la ligne aux tangentes \u00e9gales. \u00bb<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Ensuite, reprenant ses calculs dans le cas g\u00e9n\u00e9ral d\u2019une surface \u00e0 courbure constante n\u00e9gative, il montre une propri\u00e9t\u00e9 de ces courbes, qui s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e essentielle, chez Lobatchevsky et Bolya\u00ef, pour construire l&rsquo;\u00e9quivalence entre la consistance de la g\u00e9om\u00e9trie hyperbolique et celle de la g\u00e9om\u00e9trie euclidienne (par les horisph\u00e8res).<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00ab En repr\u00e9sentant de cette mani\u00e8re le syst\u00e8me des circonf\u00e9rences g\u00e9od\u00e9siques qui ont leur centre \u00e0 l\u2019infini au point  \\((u_0,v_0)\\), le param\u00e8tre<\/em> <em>exprime l\u2019intervalle constant entre une quelconque de ces circonf\u00e9rences et l\u2019autre, l\u2019une d\u2019entre elles consid\u00e9r\u00e9e comme fixe, et cro\u00eet positivement \u00e0 partir de la derni\u00e8re vers le centre \u00e0 l\u2019infini. \u00bb<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Voici une illustration de cet \u00ab\u00a0l&rsquo;intervalle constant\u00a0\u00bb. On se donne deux points \\(A\\) et \\(B\\) sur la pseudosph\u00e8re, que l&rsquo;on envoie  sur <strong>KB<\/strong> en \\(A_{kb}\\) et \\(B_{kb}\\). Sur le cercle limite, on prend un point \\(I\\) &#8211; qui correspond au point \\((u_0,v_0)\\) de la citation pr\u00e9c\u00e9dente. On construit les deux horicycles concentriques, de centre \\(I\\) passant respectivement par \\(A_{kb}\\) et \\(B_{kb}\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Pour construire la trace des horicycles sur la pseudosph\u00e8re, on utilise un point \\(Pt_{kb}\\) qui permet de construire les points \\(M_{kb}\\) et \\(N_{kb}\\) issus de \\(I\\). Ensuite depuis un point \\(U_{kb}\\) du premier horicycle, on construit de m\u00eame \\(V_{kb}\\). On v\u00e9rifie ensuite l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des distances sur la pseudosph\u00e8re entre les points-retour \\(M\\) et \\(N\\) d&rsquo;une part, et \\(U\\) et \\(V\\) d&rsquo;autre part.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"521\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori1-1024x521.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1682\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori1-1024x521.png 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori1-300x153.png 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori1-768x391.png 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori1-1536x782.png 1536w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori1.png 1922w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">&#8230;  <em>et ci-dessous une vue de dessus, avec une autre position de I <\/em> &#8230;<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"486\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori2-1024x486.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1683\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori2-1024x486.png 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori2-300x142.png 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori2-768x364.png 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori2-1536x728.png 1536w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori2.png 1982w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>On n&rsquo;a pas indiqu\u00e9 les distances sur <strong>KB<\/strong>, car la distance de <strong>KB<\/strong> est num\u00e9riquement proportionnelle \u00e0 celle sur la pseudosph\u00e8re. En approchant I de la feuille suivante (ou pr\u00e9c\u00e9dente) de la feuille principale, on peut explorer des traces d&rsquo;horicycles sur plusieurs feuilles comme ici :<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"352\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori3-Petit-1024x352.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1685\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori3-Petit-1024x352.jpg 1024w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori3-Petit-300x103.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori3-Petit-768x264.jpg 768w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Illustr-Hori3-Petit.jpg 1433w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Manipulation de la figure<\/strong><\/p>\n\n\n<p><center><iframe src=\"https:\/\/www.dgpad.net\/responsive.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1YG92eKlqAn0pA224J9LG5VV0Q30YzkGV\/view?usp=drive_link\" style=\"width:900px;height:520px;border-style:solid;border-width:1px;box-shadow: 6px 6px 3px #888888;\"><\/iframe><\/center><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Modifier les points initiaux \\(A\\) et \\(B\\) out leurs altitudes. Jouer sur la position de \\(I\\) sur le cercle limite.<br>On peut d\u00e9placer \\(Pt_{kb}\\) (lent car c&rsquo;est lui qui construit la trace des horicycles), ou encore \\(U_{kb}\\).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9f\u00e9rer <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1A2Kn6i3n1ne85X23UJ-z3MAgfPACTS2P\/view?usp=drive_link\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ouvrir cette figure<\/a> dans un nouvel onglet<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">L&rsquo;impossibilit\u00e9 de sortir de la repr\u00e9sentation locale<\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Beltrami montre clairement, en faisant varier les distances entre deux horicycles concentriques, l\u2019un restant fixe, que seule une partie du plan hyperbolique est repr\u00e9sent\u00e9e par la surface pseudosph\u00e9rique, mais cela n\u2019est pourtant pas explicitement mentionn\u00e9, en particulier aucune cons\u00e9quence \u00e9l\u00e9mentaire comme celles que nous avons simplement illustr\u00e9 dans les figures pr\u00e9c\u00e9dentes n\u2019est abord\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>De m\u00eame il n\u2019aborde pas la question, en terme de repr\u00e9sentation \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019horicycle, de l\u2019enroulement successif de la pseudosph\u00e8re sur elle-m\u00eame, alors que pour des r\u00e9alisations concr\u00e8tes, comme certaines figures que nous avons vues (le r\u00eave de Coxeter par exemple), la question est importante. <\/p>\n\n\n\n<p>On voit dans sa correspondance, qu\u2019en fait Beltrami esp\u00e9rait que l\u2019aspect local qu\u2019il obtenait provenait uniquement de ce que, pour int\u00e9grer les surfaces, il a choisi le cas particulier d\u2019une surface de r\u00e9volution, et donc qu\u2019il poursuivait ensuite son interpr\u00e9tation sur un cas particulier. Beltrami a toujours pens\u00e9 qu\u2019on trouverait peut-\u00eatre une surface qui repr\u00e9senterait tout le plan hyperbolique. Il \u00e9crivait par exemple \u00e0 Helmholtz :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00ab [&#8230;] Ce passage, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019int\u00e9gration des surfaces \u00e0 courbure n\u00e9gative constante (pour le cas de la courbure positive c\u2019est la m\u00eame chose), n\u2019a encore \u00e9t\u00e9 faite que dans des cas tr\u00e8s particuliers, que je sache. On ne conna\u00eet, parmi les formes infinies (dont mon petit mod\u00e8le<\/em><sup>(*<em>)<\/em><\/sup><em> me donne l\u2019agr\u00e9able spectacle) que la surface pseudosph\u00e9rique peut prendre, que des surfaces de rotation et des h\u00e9lico\u00efdes. Or ces formes sp\u00e9ciales ont un caract\u00e8re commun, c\u2019est de ne pouvoir servir au d\u00e9veloppement de la surface enti\u00e8re : il faut, pour les produire, couper la surface selon une ou deux lignes. Elles ne peuvent donc, m\u00eame en supposant, pour les surfaces de rotation, que la surface absolue y soit enroul\u00e9e un nombre infini de fois sur elle-m\u00eame, reproduire l\u2019infinit\u00e9 en tous sens de la surface absolue. \u00bb<\/em><\/p>\n<cite>Lettre \u00e0 Helmholtz du 24 avril 1869<br>(*) vu la date, il s&rsquo;agit d&rsquo;un mod\u00e8le physique en carton, et c\u2019est m\u00eame celui dont nous avons donn\u00e9 la repr\u00e9sentation photographique en page d&rsquo;introduction (r\u00e9alis\u00e9 le 22 avril)<br><\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>C\u2019est seulement en 1901, un an apr\u00e8s sa mort, que Hilbert montrera que ce n\u2019est pas possible :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00ab[&#8230;] on voit que [dans l\u2019espace euclidien] il n\u2019existe aucune surface \u00e0 courbure constante n\u00e9gative d\u00e9pourvue de la singularit\u00e9 analytique et partout r\u00e9guli\u00e8re. En particulier, on doit r\u00e9pondre par la n\u00e9gative &#8230;\u00e0 la question soulev\u00e9e au d\u00e9but, \u00e0 savoir qu\u2019il n\u2019existe pas dans l\u2019espace une telle surface sur laquelle, \u00e0 la mani\u00e8re de Beltrami, la g\u00e9om\u00e9trie du plan de Lobatchevsky se trouverait enti\u00e8rement r\u00e9alis\u00e9e \u00bb.<\/em><\/p>\n<cite>Uber Flachen von konstanter Gau\u00dfscher Krummung \u00bb, <em>Transactions of the American matematical Society <\/em><strong>2 <\/strong>(1901) \u2013 pp 87-99.<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Cette page ach\u00e8ve le travail initial propos\u00e9 sur ce site autour de la pseudosph\u00e8re. Depuis, plusieurs compl\u00e9ments sont disponibles sur les articles de blog. Le menu suivant (<strong>PSH<\/strong>) aborde n\u00e9anmoins de nouvelles questions sur une autre pseudosph\u00e8re, la pseudosph\u00e8re hyperbolique, en particulier parce qu&rsquo;elle recouvre, avec sa feuille principale, une plus grande part du plan hyperbolique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><a href=\"http:\/\/curvica974.re\/?cat=9\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?cat=9\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Articles associ\u00e9s \u00e0 la pseudosph\u00e8re<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il s&rsquo;agit, dans cette page, d&rsquo;illustrer tr\u00e8s modestement juste quelques points du m\u00e9moire de Beltrami, qui plus est, de mani\u00e8re non technique. D&rsquo;autres aspects, et en particulier des aspects plus num\u00e9riques comme les angles, seront abord\u00e9s, avec le temps, dans les articles de Blog. Beltrami est rest\u00e9 c\u00e9l\u00e8bre pour sa [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"page-templates\/template-fullwidth.php","meta":{"footnotes":""},"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/947"}],"collection":[{"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=947"}],"version-history":[{"count":31,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/947\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8239,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/947\/revisions\/8239"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=947"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}