{"id":5345,"date":"2023-02-12T15:47:06","date_gmt":"2023-02-12T11:47:06","guid":{"rendered":"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=5345"},"modified":"2025-12-21T14:24:54","modified_gmt":"2025-12-21T10:24:54","slug":"axiomatique-de-bachmann-axiomes-et-premieres-consequences","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/curvica974.re\/?page_id=5345","title":{"rendered":"Axiomatique de Bachmann &#8211; Axiomes et premi\u00e8res cons\u00e9quences"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>I<em>l convient d&rsquo;avoir lu <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=5297\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=5297\" target=\"_blank\">la page pr\u00e9c\u00e9dente<\/a> pour le d\u00e9tail des notions autour de la relation \\( \\mid \\) d&rsquo;orthogonalit\u00e9 et d&rsquo;incidence.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On consid\u00e8re un groupe \\(\\Gamma\\), not\u00e9 multiplicativement, d\u2019unit\u00e9 1, engendr\u00e9 par un ensemble \\(\\Delta\\) de g\u00e9n\u00e9rateurs, tous d\u2019ordre 2, \\(\\Delta\\) \u00e9tant stable par conjugaison.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9l\u00e9ments de \\(\\Gamma\\) sont g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9sign\u00e9s par des lettres grecques, ceux de \\(\\Delta\\) par des lettres minuscules latines. Une lettre majuscule latine d\u00e9signera toujours le produit de deux g\u00e9n\u00e9rateurs quand ce produit est d\u2019ordre 2 : on \u00e9crira \\(P=ab \\; (=ba)\\) si \\(a \\mid b\\) (et donc \\(a \\neq b\\)). \\(P\\) est donc lui aussi un \u00e9l\u00e9ment d\u2019ordre 2 de \\(\\Gamma\\).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><strong>Les axiomes et le vocabulaire associ\u00e9<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><em>Axiomes d&rsquo;incidence<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A1. <\/strong>Pour tout \\(P\\) et \\(Q\\), il existe \\(g\\) tel que \\(P, Q \\mid g\\).<br><strong>A2. <\/strong>Si \\(P, Q \\mid g,h\\), alors, soit \\(P=Q\\), soit \\(g=h\\).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Axiomes de tri-r\u00e9flexions<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A3. <\/strong>Si \\(a, b, c \\mid P\\) alors il existe \\(d\\) tel que \\(abc=d\\).<br><strong>A4.<\/strong> Si \\(a, b, c \\mid g\\) alors il existe \\(d\\) tel que \\(abc=d\\).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Axiome d&rsquo;existence<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A5.<\/strong> Il existe \\(g, h, j\\)  tel que  \\(g \\mid h\\) mais tel que l&rsquo;on n&rsquo;ait ni \\(j \\mid g\\)  ni \\(j \\mid h\\) ni \\(gh \\mid j\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Compte tenu de ce que l&rsquo;on a vu \u00e0 la page pr\u00e9c\u00e9dente, il est facile <em>d\u2019interpr\u00e9ter <\/em>ces axiomes dans la g\u00e9om\u00e9trie euclidienne plane : ils n\u2019en sont qu\u2019une formalisation, qu\u2019une \u00ab seconde axiomatisation \u00bb au sens de Gonseth. On notera toutefois que le groupe \\(\\Gamma\\), m\u00eame si on peut par exemple d\u00e9cider d\u2019appeler ses \u00e9l\u00e9ments des isom\u00e9tries, n\u2019est pas un groupe d\u2019isom\u00e9tries d\u2019un ensemble de points ext\u00e9rieurs. Nous sommes sur un groupe abstrait.<\/p>\n\n\n\n<p>Certains auteurs<sup>(*)<\/sup> appellent \u00ab g\u00e9om\u00e9trie de Bachmann \u00bb la donn\u00e9e du couple \\( (\\Gamma, \\Delta)\\) muni des 4 premiers axiomes, et r\u00e9servent le nom de \u00ab g\u00e9om\u00e9trie absolue \u00bb la donn\u00e9e du couple muni des 5 axiomes. Le cinqui\u00e8me axiome assure l\u2019existence d\u2019un vrai triangle rectangle (en \\(gh\\)). Cet axiome permettra de montrer qu\u2019une droite a n\u00e9cessairement au moins trois points distincts et en particulier on peut construire des \u00ab g\u00e9om\u00e9tries de Bachmann \u00bb trop pauvres (droites \u00e0 deux points) pour pouvoir \u00eatre des \u00ab plans m\u00e9triques \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(<em>*) Par exemple Michael Henle dans \u00ab Modern Geometry &#8211; the analytic approach \u00bb Prentice Hall 1997 (p. 327)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemple d&rsquo;une g\u00e9om\u00e9trie de Bachmann qui n&rsquo;est pas un plan m\u00e9trique de Bachmann<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\\(\\Gamma\\) est le groupe de Klein (table ci-contre). On a \\(a^2=b^2=c^2=1\\) et \\(ab=ba=c\\)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"382\" height=\"262\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Groupe_de_Klein.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5428\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Groupe_de_Klein.png 382w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Groupe_de_Klein-300x206.png 300w\" sizes=\"(max-width: 382px) 100vw, 382px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Il est engendr\u00e9 par \\(\\Delta=\\{a,b,c\\}\\) et est stable par conjugaison. Bien entendu le groupe en engendr\u00e9 seulement par \\(a\\) et \\(b\\), mais si on veut que \\(c\\) soit une droite, il faut l&rsquo;ajouter \u00e0 \\(\\Delta\\), ce qui montre que, dans la th\u00e9orie, \\(\\Delta\\) n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement un syst\u00e8me de g\u00e9n\u00e9rateurs minimal au sens de l&rsquo;inclusion. Le couple \\((\\Gamma, \\Delta)\\) remplit bien les premi\u00e8res conditions pour \u00eatre un groupe de Bachmann. On a tout de suite \\(ab=c=C, \\; bc=a=A\\) et \\(ac=b=B\\). Au sens de Bachmann il y a donc 3 droites et trois points, qui sont tripolaires (chaque droite est un point).<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier axiome d\u2019incidence est v\u00e9rifi\u00e9 : si on prend deux points \\(M\\) et \\(N\\), il existe une droite \\(g\\) telle que \\(M, N \\mid g\\) en effet \\(M\\) et \\(N\\) sont aussi deux droites et la troisi\u00e8me v\u00e9rifie bien la relation \\(\\mid\\) avec les deux autres. Le second axiome d\u2019incidence est v\u00e9rifi\u00e9 car sa pr\u00e9misse \\(P, Q \\mid a, b\\) ne peut pas \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9e : il n\u2019y a pas assez de droites et de points (puisque | signifie que les objets ne sont pas de produit \u00e9gal \u00e0 1).<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la m\u00eame raison, les pr\u00e9misses des axiomes de tri-r\u00e9flexions ne sont jamais v\u00e9rifi\u00e9es donc les axiomes sont, eux, v\u00e9rifi\u00e9s : le groupe de Klein avec son ensemble de g\u00e9n\u00e9rateur v\u00e9rifie bien les 4 premiers axiomes de Bachmann. Mais il ne v\u00e9rifie pas le cinqui\u00e8me, car il y a bien un triangle rectangle, mais, il est tri-rectangle et donc ne v\u00e9rifie pas l\u2019axiome <strong>A5<\/strong> du \u00ab vrai \u00bb triangle rectangle.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette g\u00e9om\u00e9trie minimale \u2013 non consid\u00e9r\u00e9e comme plan m\u00e9trique par Bachmann \u2013 correspond \u00e0 une g\u00e9om\u00e9trie elliptique minimale: il n\u2019existe qu\u2019une figure, le triangle tripolaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Bachmann appelle, lui, \u00ab groupes de transformations \u00bb (\u00ab\u00a0groups of motions\u00a0\u00bb dans ses \u00e9crits anglo-saxons) les <em>mod\u00e8les<\/em> de son syst\u00e8me d\u2019axiome et insiste bien sur le fait que ce syst\u00e8me d\u2019axiome n\u2019a pas de signification pour un groupe \\(\\Gamma\\) seul mais devient signifiant \u2013 ie n\u2019est susceptible d\u2019interpr\u00e9tations et de mod\u00e8les \u2013 que si nous consid\u00e9rons le couple \\( (\\Gamma, \\Delta)\\). Comme on l&rsquo;a vu ci-dessus, m\u00eame si c&rsquo;est un cas tr\u00e8s particulier, l\u2019ensemble des g\u00e9n\u00e9rateurs \\(\\Delta\\) n\u2019a pas \u00e0 \u00eatre minimal pour les propri\u00e9t\u00e9s voulues. Mais les g\u00e9om\u00e9tries obtenues peuvent \u00eatre diff\u00e9rentes. Bachmann en donne des exemples.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Plan du groupe, p\u00f4le et polaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit ensuite de fixer un vocabulaire g\u00e9om\u00e9trique pour d\u00e9crire les concepts alg\u00e9briques mis en jeu dans ce syst\u00e8me d\u2019axiome. Pour ce faire, Bachmann donne au couple \\( (\\Gamma, \\Delta)\\) une dimension g\u00e9om\u00e9trique qu\u2019il appelle le <strong><em>plan du grou<\/em>pe<\/strong>, en pr\u00e9cisant d\u00e9sormais :<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9l\u00e9ments de \\(\\Delta\\) sont appel\u00e9s les <strong><em>droites<\/em> <\/strong>du plan. Les involutions de \\(\\Gamma\\) qui peuvent s\u2019exprimer comme produit de deux \u00e9l\u00e9ments de \\(\\Gamma\\) sont les <strong><em>points<\/em> <\/strong>du plan du groupe.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux droites \\(a\\) et \\(b\\) sont dites <strong><em>orthogonales<\/em><\/strong>, et on note \\(a \\perp b\\) ssi \\(a \\mid b\\). Ainsi, les points sont les \u00e9l\u00e9ments du groupe qui s\u2019expriment comme le produit de deux droites orthogonales.<\/p>\n\n\n\n<p>On dira \u00e9galement qu\u2019un point \\(P\\) est <strong>incident <\/strong>\u00e0 une droite \\(g\\) quand \\(P \\mid g\\). L\u2019incidence se note aussi \\(P \\, \\mathfrak{I} \\, g\\) ou \\(g \\, \\mathfrak{I} \\, P\\). On utilisera aussi le vocabulaire traditionnel d\u2019incidence.<\/p>\n\n\n\n<p>On remarquera que selon la r\u00e8gle retenue pour la relation \\(\\mid\\), on ne parle pas d\u2019incidence si \\(P = g\\) (car alors on aurait \\(Pg=1\\)). <\/p>\n\n\n\n<p>Cette situation est \u00e0 prendre en compte car elle n\u2019est pas exclue par le syst\u00e8me d\u2019axiome. Si par exemple trois droites \\(a, b, c\\) v\u00e9rifient \\(abc=1\\), alors on a \\(ab=c\\). Donc \\(ab\\) est d\u2019ordre 2, c\u2019est un point \\(C\\) qui v\u00e9rifie \\(C=c\\). On est dans la situation o\u00f9, dans le plan du groupe de Bachmann, un point est aussi une droite. Comme cette situation est possible dans son syst\u00e8me d\u2019axiome<sup>(*)<\/sup>, et qu\u2019il va falloir en tenir compte dans les d\u00e9monstrations, il convient de pr\u00e9ciser le vocabulaire suivant : si \\(C=c\\) le point et la droite sont dits en polarit\u00e9, le point est appel\u00e9 le <strong>p\u00f4le <\/strong>de la droite et celle-ci la <strong>polaire <\/strong>du point.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>(*) C\u2019est l\u2019int\u00e9r\u00eat de cette axiomatique de ne pas exclure ce cas, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019inclure la possibilit\u00e9 elliptique. Bien entendu, cette possibilit\u00e9 a un co\u00fbt : celui de devoir traiter r\u00e9guli\u00e8rement, dans les preuves, ce cas de polarit\u00e9, avec l\u2019avantage de montrer des th\u00e9or\u00e8mes de g\u00e9om\u00e9trie \u00ab absolus \u00bb en un sens bien plus large que <a href=\"http:\/\/curvica974.re\/?p=4934\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?p=4934\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">celui de Bolyai<\/a>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Nous voyons ici, \u00e0 nouveau, un effet fort puissant. Clairement pour Bachmann, les \u00e9l\u00e9ments de sa g\u00e9om\u00e9trie \u00e9tant ceux d\u2019un groupe, droites et points sont d\u2019abord des transformations, et c\u2019est comme telles que l\u2019on peut \u00e9crire \\(C=c\\) : la sym\u00e9trie orthogonale d\u2019axe \\(c\\) est \u00e9gale \u00e0 la sym\u00e9trie centrale de centre \\(C\\). Mais, si on se r\u00e9f\u00e8re au chapitre <strong>ELL<\/strong>, avec le mod\u00e8le euclidien de la g\u00e9om\u00e9trie elliptique, il est clair que dans aucune repr\u00e9sentation plane g\u00e9om\u00e9triquement manipulable, on aura, concr\u00e8tement, que le p\u00f4le d\u2019une droite est \u00ab \u00e9gal \u00bb \u00e0 la droite, l\u2019\u00e9galit\u00e9, prise implicitement dans le champ des configurations, est celle d\u2019ensembles, et non celle de l\u2019action d\u2019un \u00e9l\u00e9ment d\u2019un groupe sur ce groupe.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Retour temporaire \u00e0 la premi\u00e8re axiomatisation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette diff\u00e9rence entre une axiomatisation aussi conceptuellement approfondie et la manipulation concr\u00e8te des objets peut poser question, en particulier sur des repr\u00e9sentations dans lesquelles l\u2019incidence usuelle est respect\u00e9e, c\u2019est-\u00e0-dire o\u00f9 une droite est un ensemble de points, ce qui n\u2019est pas le cas ici.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut y revenir \u2013 d\u2019une certaine fa\u00e7on revenir au premier niveau d\u2019axiomatisation \u2013 en proposant de d\u00e9finir le plan associ\u00e9 au couple  \\( (\\Gamma, \\Delta)\\) de mani\u00e8re plus g\u00e9om\u00e9trique que Bachmann lui-m\u00eame. Le plan est un sous-ensemble \\(\\mathscr{P}\\) de \\(\\Gamma\\) dont les \u00e9l\u00e9ments sont des points : ce sont toujours les produits latex]P[\/latex] d\u2019\u00e9l\u00e9ments de \\(\\Delta\\) quand ce produit est d\u2019ordre 2.<\/p>\n\n\n\n<p>On d\u00e9finit alors les droites comme des parties de \\(\\mathscr{P}\\) (ce qui n\u2019est pas le cas dans Bachmann) qui vont \u00eatre canoniquement en bijection avec \\(\\Delta\\) : la droite \\(\\hat{a}\\) associ\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9ment \\(a\\) de \\(\\Delta\\) est l\u2019ensemble: \\(\\hat{a}=\\{ P \\in \\mathscr{P} \\; \/  \\; Pa\\) est d&rsquo;ordre 2 dans \\(\\Gamma \\}\\).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>On a bien  \\(M \\in \\hat{a} \\Longleftrightarrow M \\mid a\\), soit \\(M\\)  incident \u00e0 \\(a\\) au sens de Bachmann. De ce point de vue l\u2019orthogonalit\u00e9 des droites se d\u00e9finit par \\(\\hat{a} \\perp \\hat{b} \\Longleftrightarrow ab\\) est d\u2019ordre 2. La seule diff\u00e9rence avec le plan du groupe de Bachmann est qu\u2019une droite est une partie de \\(\\mathscr{P}\\) (en bijection avec \\(\\Delta\\)) au lieu d\u2019en \u00eatre un \u00e9l\u00e9ment, et l\u2019incidence est (re)devenue l\u2019appartenance au sens usuel des ensembles. En ce sens, une droite n\u2019est jamais \u00e9gale \u00e0 un point, ce qui correspond bien aux repr\u00e9sentations que l\u2019on se fait en manipulant le mod\u00e8le elliptique du menu <strong>ELL<\/strong> : dans le champ des configurations, une droite elliptique ne peut pas s\u2019identifier \u00e0 son p\u00f4le, et si on a bien la possibilit\u00e9 d\u2019avoir \\(C=c\\), on n\u2019a pas \\(C=\\hat{c}\\) et alors le p\u00f4le et sa polaire sont deux objets diff\u00e9rents. Dans ce contexte, les notions de p\u00f4le et polaire peuvent se d\u00e9finir ainsi :<\/p>\n\n\n\n<p>Soient \\(P\\) un point de \\(\\mathscr{P}\\) et \\(\\delta\\) une droite de \\(\\mathscr{P}\\). On dit que \\(\\delta\\) est la polaire de \\(P\\) (ou que \\(P\\) est le p\u00f4le de \\(\\delta\\)) si l\u2019une des deux conditions \u00e9quivalentes suivantes est v\u00e9rifi\u00e9e :<\/p>\n\n\n\n<p>\\(\\quad i) \\; P \\in \\Delta\\) et \\(\\delta = \\hat{P}\\).<br>\\(\\quad ii) \\;\\) Toute droite passant par \\(P\\) est orthogonale \u00e0 \\(\\delta\\).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>Cette \u00e9quivalence sera un corollaire du Th\u00e9or\u00e8me 2 montr\u00e9 plus loin.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ce passage \u00e9tant r\u00e9alis\u00e9 entre les deux niveaux d\u2019axiomatisation, dans la suite, nous avons fait le choix de continuer de pr\u00e9senter l\u2019axiomatique de Bachmann dans sa forme originelle, c\u2019est-\u00e0-dire du c\u00f4t\u00e9 de la seconde axiomatisation, aussi bien par respect pour le travail de son auteur, que pour le bonheur de pr\u00e9senter son \u00e9l\u00e9gance alg\u00e9brique. <\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Droites en pinceaux et pinceaux de droites<\/h2>\n\n\n\n<p>Les axiomes structurant de ce syst\u00e8me \u00e9tant ceux dits de tri-r\u00e9flexions, il est clair que les notions qui leur sont associ\u00e9es vont \u00eatre au c\u0153ur de l\u2019argumentation. Bachmann introduit \u00e0 ce sujet une <em>relation <\/em>et un <em>objet <\/em>:<\/p>\n\n\n\n<p>Trois droites \\(a, b, c\\) seront dites <strong>en pinceau <\/strong>si le produit \\(abc\\) est une droite.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette <em>relation <\/em>\u00ab \u00eatre en pinceau \u00bb est sym\u00e9trique : elle est ind\u00e9pendante de l\u2019ordre dans lequel sont compos\u00e9es les droites. En effet, si \\(abc\\) est une droite, alors : \\(cba=(abc)^{-1}\\) est une droite. \\(bca = a(abc)a = a(abc)a^{-1}\\) aussi par stabilit\u00e9 par conjugaison. De m\u00eame pour les trois autres relations : \\(bac = c(cba)c\\), \\(acb = b(bac)b\\)  et \\(cab = b(bca)b\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Comme l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019ordre est fortement li\u00e9e \u00e0 la conjugaison, on pourrait penser que peut-\u00eatre il y a l\u00e0 une version alg\u00e9brique d\u2019une utilisation cach\u00e9e de l\u2019ordre. Il n\u2019en est rien : l\u2019axiomatique de Bachmann est v\u00e9rifi\u00e9e sur de nombreux corps non ordonnables : sur les corps finis (et Bachmann montre qu\u2019alors son axiomatique ne produit que des plans euclidiens finis, mais aussi sur des g\u00e9om\u00e9tries plus cons\u00e9quentes comme des plans sur \\(\\mathbb{Q(i)}\\). Nous y reviendrons dans les pages traitant de la s\u00e9paration des g\u00e9om\u00e9tries et des corps associ\u00e9s, pour discuter du vocabulaire de Bachmann.<\/p>\n\n\n\n<p>La possibilit\u00e9 d\u2019arriver \u00e0 une axiomatique qui n\u2019utilise pas l\u2019ordre est un point particuli\u00e8rement travaill\u00e9 par Bachmann. La relation est aussi, trivialement, r\u00e9flexive, c\u2019est-\u00e0-dire v\u00e9rifi\u00e9e d\u00e8s que deux (au moins) des trois droites sont confondues. La question de la transitivit\u00e9 est essentielle ; elle est abord\u00e9e \u00e0 la page suivante.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de cette relation, on introduit en m\u00eame temps la notion de pinceau, comme <em>objet <\/em>: pour deux droites distinctes \\(a \\neq b\\), l\u2019ensemble des droites qui sont en pinceau avec \\(a\\) et \\(b\\) est appel\u00e9 <strong>le pinceau de droites \\(\\mathscr{P}_{ab}\\) <\/strong>ainsi not\u00e9 car il ne d\u00e9pend en fait que du produit \\(ab\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Les axiomes de tri-r\u00e9flexions permettent de d\u00e9finir et d\u2019\u00e9tudier des pinceaux \u00e0 centre (axiome 3) et \u00e0 axe (axiome 4), mais la relation est assez souple pour s\u2019appliquer \u00e0 d\u2019autres objets, et, d\u00e8s son introduction, Bachmann mentionne \u2013 pour nous donner des repr\u00e9sentations \u2013 la possibilit\u00e9 pour des pinceaux d\u2019\u00eatre d\u2019un autre type, en particulier le pinceau des droites orthogonales \u00e0 un horicycle dans le cas hyperbolique : le support sera le point id\u00e9al centre de l\u2019horicycle. L\u2019\u00e9l\u00e9gance de l\u2019axiomatique de Bachmann se trouve \u00e0 de nombreux endroits, et en particulier ici : la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9tudier, gr\u00e2ce \u00e0 la relation \u00ab \u00eatre en pinceau \u00bb, d\u2019autres types de pinceaux que ceux implicitement mentionn\u00e9s dans les axiomes. Bachmann les appelle pinceaux \u00ab sans support \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Avec un peu de pratique \u2013 en seconde lecture \u2013 une question vient n\u00e9cessairement sur ce troisi\u00e8me type de pinceau : est-ce vraiment un type de pinceau (comme dans le cas hyperbolique), ou bien cette expression englobe-t-elle tout ce qui n\u2019est pas connectable (intersection des droites sur la conique associ\u00e9e, nous sommes en seconde lecture), et dans ce cas, peut-il y avoir plusieurs types diff\u00e9rents de pinceaux \u00ab sans support \u00bb ? Nous reviendrons sur cette question quand nous aborderons la s\u00e9paration des g\u00e9om\u00e9tries.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Collin\u00e9ations<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avant d\u2019aborder les premi\u00e8res cons\u00e9quences \u00e9l\u00e9mentaires des axiomes, voyons maintenant la d\u00e9finition de deux collin\u00e9ations du <em>plan du groupe <\/em>de Bachmann. Une collin\u00e9ation est une application qui conserve les ensembles de droites, de point, et l\u2019incidence. Elle est dite orthogonale si de plus elle conserve aussi l\u2019orthogonalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Soit \\(\\alpha \\in \\Gamma\\), consid\u00e9rons la transformation \\(T_{\\alpha}\\) d\u00e9finie sur \\(\\Gamma\\) par \\(T_{\\alpha}(\\gamma) = \\gamma^\\alpha\\). Comme \\(\\Delta\\) est stable par conjugaison, l\u2019image d\u2019une droite est bien une droite. De plus, si on note \\(P=gh\\) avec \\(g \\mid h\\), on a, par les propri\u00e9t\u00e9s propres \u00e0 la conjugaison, \\(P^{\\alpha}=g^{\\alpha}h^{\\alpha}\\) avec \\(g^{\\alpha} \\mid h^{\\alpha}\\), ainsi l\u2019image d\u2019un point par \\(T_{\\alpha}\\) est un point, et cette transformation conserve aussi bien l\u2019incidence que l\u2019orthogonalit\u00e9 : c\u2019est donc une collin\u00e9ation orthogonale.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut appeler cette transformation \\(T_{\\alpha}\\) une <strong>isom\u00e9trie du plan <\/strong>et en particulier pour \\(\\alpha = a\\) on parlera de <strong>r\u00e9flexion <\/strong>(sym\u00e9trie orthogonale) <strong>d\u2019axe \\(a\\) <\/strong>et pour \\(\\alpha = A\\) de <strong>r\u00e9flexion <\/strong>(sym\u00e9trie centrale) <strong>de centre \\(A\\) <\/strong>du plan (du groupe).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>Le terme <strong>axe<\/strong> est repris pour <strong>droite<\/strong> par tradition g\u00e9om\u00e9trique ; il n\u2019y a aucune connotation d\u2019orientation dans le mot axe . Bachmann utilise droite. Il n\u2019emploie jamais d\u2019expression qui pourrait \u00e9voquer, m\u00eame de loin, une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un ordre.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Regardons les droites invariantes par une r\u00e9flexion orthogonale d\u2019axe \\(u\\), on cherche les droites \\(a\\) telles que \\(a^u=a\\). C\u2019est bien s\u00fbr vrai  pour \\(a=u\\), sinon il faut \\(uau=a\\) soit \\(u \\mid a\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Autrement dit les seules droites (globalement) invariantes par une sym\u00e9trie orthogonale sont la droite de la sym\u00e9trie et ses perpendiculaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019en est-il des points ? \\(A^u=A\\) est \u00e9quivalent \u00e0 \\(Au=uA\\) soit \\(A \\mid u\\) si \\(A \\neq u\\) soit \\(A=u\\) : les seuls points invariants par une sym\u00e9trie orthogonale sont les points incidents \u00e0 la droite qui d\u00e9finit la sym\u00e9trie ou le p\u00f4le de la droite &#8230; si ce p\u00f4le existe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>Tant que nous n\u2019aurons pas s\u00e9par\u00e9 les g\u00e9om\u00e9tries, nous serons amen\u00e9s \u00e0 traiter syst\u00e9matiquement cette question du p\u00f4le. Ce sera toujours sous r\u00e9serve d\u2019\u00eatre dans une structure o\u00f9 il existe. En fait, quand nous aborderons la question, nous montrerons que toute droite a un p\u00f4le d\u00e8s qu\u2019une droite en a un : ce sera la g\u00e9om\u00e9trie elliptique.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>De m\u00eame les seules droites globalement invariantes par une sym\u00e9trie centrale sont les droites passant par le centre ou la polaire du centre. Pour les poins invariants, il faut un minimum de propri\u00e9t\u00e9s sur l&rsquo;orthogonalit\u00e9 : le r\u00e9sultat que chacun imagine sera montr\u00e9 apr\u00e8s les premiers th\u00e9or\u00e8mes.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, les m\u00eames propri\u00e9t\u00e9s de la conjugaison assurent que l\u2019image de \u00ab\u00a0trois droites en pinceau\u00a0\u00bb par une isom\u00e9trie \\(T_{\\alpha}\\) est \u00ab\u00a0trois droites en pinceau\u00a0\u00bb, c\u2019est donc en particulier vrai pour les r\u00e9flexions.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Cons\u00e9quences des axiomes sur l&rsquo;incidence et l&rsquo;orthogonalit\u00e9<br>(les 5 premiers th\u00e9or\u00e8mes  de l&rsquo;expos\u00e9 de Bachmann)<\/h2>\n\n\n\n<p>La r\u00e9daction d\u2019un syst\u00e8me d\u2019axiomes est traditionnellement minimaliste. Nous voulons dire par l\u00e0 qu\u2019ils contiennent en eux m\u00eame plus que leur propre expression, sous forme de cons\u00e9quences imm\u00e9diates ou de r\u00e9ciproques que l\u2019on peut tout de suite pr\u00e9ciser. C\u2019est l&rsquo;objet de cette section et de la suivante. Dans cette section, on utilise essentiellement la relation \\(\\mid\\) qui traite aussi bien de l\u2019incidence d\u2019un point et d\u2019une droite que de l\u2019orthogonalit\u00e9 de deux droites. Rappelons que, d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, pour tout \u00e9l\u00e9ment de \\(\\Gamma\\), quand nous \u00e9crivons la relation \\(\\alpha \\mid \\beta\\), cela contient toujours que \\(\\alpha \\neq \\beta\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Avant d\u2019aborder ces premiers d\u00e9veloppements, dans son expos\u00e9 Bachmann commence par rendre compte des mod\u00e8les usuels <em>r\u00e9els <\/em>(elliptiques, euclidiens, et hyperboliques) au regard de son axiomatique. Seules les propri\u00e9t\u00e9s relatives \u00e0 la stabilit\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rateurs par conjugaison et celles d\u00e9crites par les axiomes de tri-r\u00e9flexions sont \u00e0 v\u00e9rifier. Elles rel\u00e8vent dans les mod\u00e8les de Poincar\u00e9 et le mod\u00e8le plan elliptique, des propri\u00e9t\u00e9s de l\u2019inversion et dans le mod\u00e8le projectif de Klein-Beltrami, de propri\u00e9t\u00e9s de l\u2019homologie harmonique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Th 1 : ind\u00e9pendance d&rsquo;un point des droites qui le d\u00e9finissent<\/strong><\/p>\n\n\n\n\\((a, b) \\mid P \\; et \\; (a \\perp b) \\Longleftrightarrow (P=ab)\\)\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Soient deux droites distinctes \\(a\\) et \\(b\\), telles que \\(P \\mid a,b\\) et \\(a \\mid b\\) alors \\(P=ab\\) et r\u00e9ciproquement.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Sens direct<\/em><br>\\(ab\\) est un point \\(Q\\) tel que \\(Q \\mid a, b\\) car \\(aQ=b\\) est d&rsquo;ordre 2 et \\(Qb=a\\) aussi d&rsquo;ordre 2. On a donc \\(P, Q \\mid a, b\\) avec \\(a \\neq b\\). Donc par l&rsquo;axiome <strong>A2<\/strong>, il en r\u00e9sulte que \\(P=Q\\).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Sens r\u00e9ciproque<\/em><br>Si \\(P=ab\\), alors \\(a \\mid b\\) et \\(aP=b\\) est d&rsquo;ordre 2, donc  \\(P \\mid a\\). De m\u00eame \\(Pb=a\\) est d&rsquo;ordre 2, donc  \\(P \\mid b\\).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Th 2 : triangle trirectangle et produit de droites unitaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n\\(abc=1 \\Longleftrightarrow (a \\mid b \\; \\mathrm{et} \\; b \\mid c \\; \\mathrm{et} \\; c \\mid a)\\)\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>Il y a \u00e9quivalence entre l&rsquo;orthogonalit\u00e9 de trois droites prises deux \u00e0 deux et le produit des trois \u00e9gal \u00e0 1. <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le sens direct (imm\u00e9diat) a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9 dans une page pr\u00e9c\u00e9dente, avec la pr\u00e9sentation des notations.<br>R\u00e9ciproquement, si les droites sont deux \u00e0 deux orthogonales, on a \\( (ab)^2=1, \\; (bc)^2=1, \\; (ca)^2=1,\\). Il en r\u00e9sulte que \\( (abc)^2=1\\). Et donc, soit \\(abc=1\\), soit \\(abc \\neq 1\\). On se place dans la seconde alternative pour montrer une contradiction. Notons \\(C=ab\\). \\(C\\) est un point car \\(a \\mid b\\)., et de plus \\(C\\) n&rsquo;est pas \u00e9gal \u00e0 \\(c\\) &#8211; ou encore n&rsquo;est pas le p\u00f4le de \\(c\\), car, justement, nous somme dans l&rsquo;hypoth\u00e8se o\u00f9 \\(abc\\) est diff\u00e9rent de 1. Mais de \\( (abc)^2=1\\) (involutive) en en d\u00e9duit que \\( ab \\mid c\\). Et donc \\(C \\, \\mathfrak{I} \\, c\\) (car \\(C\\) n&rsquo;est pas \u00e9gal \u00e0 \\(c\\)). Par ailleurs \\(C=ab \\mid b\\) donc \\(C\\) est aussi incident \u00e0 \\(b\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes donc dans la situation o\u00f9 \\(C\\) est incident \u00e0 la fois \u00e0 \\(b\\) et \u00e0 \\(c\\), avec \\(b \\mid c\\) (les droites sont orthogonales). D\u2019apr\u00e8s le th\u00e9or\u00e8me 1, alors \\(C=bc\\). Autrement dit \\(ab=bc\\), soit \\(a=c\\), ce qui est contradictoire avec le fait que les droites \\(a\\) et \\(c\\) soient orthogonales :  \\(a \\mid c\\).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Figure associ\u00e9e \u00e0 ce Th 2 <\/strong>(d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9e <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=1095\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=1095\" target=\"_blank\">ici<\/a>)<\/p>\n\n\n\n<p>Avec la notation standard, on a \\(N=s_{(AB)}(M)=s_c(M)\\), \\(P=s_{(AC)}(N)=s_b(N)=s_b o s_c(M)\\) et \\(Q=s_{(BC)}(P)=s_a(P)=s_a o s_b o s_c(M)\\).<br>Alors \\(Q=M\\), soit \\(s_a o s_b o s_c = Id\\).<\/p>\n\n\n<p><center><iframe src=\"https:\/\/www.dgpad.net\/responsive.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1CZWr5V3PBom7u-v-YYBPr3Tw-yg2SAO_\/view?usp=drive_link\" style=\"width:530px;height:480px;border-style:solid;border-width:1px;box-shadow: 6px 6px 3px #888888;\"><\/iframe><\/center><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>On peut d\u00e9placer les points \\(A, B\\) et \\(M\\).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Commentaire pour les lecteurs ayant d\u00e9j\u00e0 pratiqu\u00e9 la g\u00e9om\u00e9trie elliptique : Dans cette figure, observer qu&rsquo;on peut placer le point \\(M\\) tel que les segments passent par les p\u00f4les des droites et donc que le triangle des milieux \\(ABC\\) est tripolaire alors que ce n&rsquo;est pas le cas du triangle initial \\(MNP\\).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Retour \u00e0 la caract\u00e9risation de la polarit\u00e9 dans la version dite \u00ab\u00a0de premi\u00e8re axiomatisation\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\\(P\\) est un point et \\(\\delta\\) une droite de \\(\\mathscr{P}\\) sous ensemble de \\(\\Delta\\). Nous avions dit que \\(\\delta\\) est la polaire de \\(P\\) si l\u2019une des conditions suivantes (\u00e9quivalentes) est v\u00e9rifi\u00e9e :<\/p>\n\n\n\n<p> \\( (P \\in \\Delta \\; \\mathrm{et} \\; \\delta = \\hat{P}) \\quad \\Longleftrightarrow \\quad\\) (Toute droite passant par \\(P\\) est orthogonale \u00e0 \\(\\delta\\)).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Sens direct<\/em><br>Soit \\(\\hat{a}\\) une droite passant par \\(P\\). Cela signifie que \\(Pa\\) est d\u2019ordre 2 et donc que \\(\\hat{a}\\) est orthogonale \u00e0 \\(\\hat{P}=\\delta\\).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Sens r\u00e9ciproque<\/em><br>Posons \\(\\hat{d}=\\delta\\) et soient \\(b\\) et \\(c\\) de \\(\\Delta\\) telles que \\(P=bc\\). Comme le produit \\(bc\\) est d\u2019ordre 2 cela signifie que \\(\\hat{b}\\)<em> <\/em>et \\(\\hat{c}\\) sont orthogonales. Et comme elles passent toutes les deux par \\(P\\) elles sont, par hypoth\u00e8se, orthogonales \u00e0 \\(\\hat{d}\\). D\u2019apr\u00e8s le th\u00e9or\u00e8me 2 (sens r\u00e9ciproque) on a donc le produit \\(bcd=1\\) et comme \\(P=bc\\), on a bien \\(P=\\hat{d}=\\delta\\).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Th 3 : existence de perpendiculaires<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour \\(P\\) et \\(g\\) donn\u00e9s, il existe \\(h\\) tel que \\(P, g \\mid h\\)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Par un point il passe (au moins) une perpendiculaire \u00e0 une droite donn\u00e9e incidente \u00e0 ce point.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour montrer ce th\u00e9or\u00e8me on distingue deux cas selon que \\(P\\) est &#8211; ou non &#8211; incident \u00e0 la droite \\(g\\).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Cas 1 : \\(P\\) est incident \u00e0 \\(g\\)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On a donc \\(P \\mid g\\). Alors \\(Pg\\) est une droite. En effet, en notant \\(P=ab\\), par le sens direct du th\u00e9or\u00e8me 1, il vient \\(g, a, b \\mid P\\). Et par l&rsquo;axiome A3, il existe une droite \\(h\\) telle que  \\(abg=h\\), soit \\(Pg=h\\). On a donc aussi \\(P=hg\\) et donc, par la r\u00e9ciproque du th\u00e9or\u00e8me 1, on a \u00e0 la fois \\(P \\mid h\\) et \\(h \\mid g\\) : la droite \\(h\\) est orthogonale \u00e0 \\(g\\) et incidente \u00e0 \\(P\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Ce r\u00e9sultat (avec son unicit\u00e9) sera un des axiomes de la version \u00ab g\u00e9om\u00e9trique \u00bb de l\u2019axiomatique de Bachmann comme nous le verrons plus loin.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Illustrations de ce cas 1 dans le contexte le plus g\u00e9n\u00e9ral : la situation elliptique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans la figure propos\u00e9e en fin de d\u00e9monstration, on consid\u00e8re une droite \\(g\\), pilot\u00e9e par deux poign\u00e9es, les points \\(g_1\\) et \\(g_2\\), et un point \\(P\\). On note \\(G\\) le p\u00f4le de \\(g\\). Dans le cas ou \\(P \\mid g\\), on se donne deux droites \\(a\\) et \\(b\\), la premi\u00e8re , orange,  pilot\u00e9e par le point \\(a\\)(poign\u00e9e de la droite), telles que \\(P=ab\\), et donc \\(b\\), la droite verte,  est orthogonale \u00e0 \\(a\\) en \\(P\\). La droite rouge est la droite \\(h=gab\\). Si le th\u00e9or\u00e8me assure l&rsquo;existence de cette droite, elle ne donne aucun moyen pour la construire. Pour cela il faudra attendre le th\u00e9or\u00e8me fondamental de Hjelmlev qui sera pr\u00e9sent\u00e9 dans une prochaine page.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&rsquo;illustration suivante, (cas \\(P\\) incident \u00e0 \\(g\\) donc) on prend un point \\(M\\) sur la droite \\(a\\) et on note \\(Mg\\) (pour \\(M^g\\)) son sym\u00e9trique par rapport \u00e0 \\(g\\), puis \\(Mga\\), le sym\u00e9trique de \\(Mg\\) par rapport \u00e0 \\(a\\) et enfin \\(Mgab\\) son sym\u00e9trique par rapport \u00e0 \\(b\\). La droite rouge, la droite \\(gab\\) est construite comme une des m\u00e9diatrices de \\(M\\) et \\(Mgab\\). L&rsquo;illustration est aussi l&rsquo;occasion re rappeler quelques propri\u00e9t\u00e9s elliptiques, en particulier sur les segments et les sym\u00e9triques. On peut se reporter \u00e0 cette page sur <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=1095\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=1095\" target=\"_blank\">la sym\u00e9trie elliptique<\/a> et celle-ci sur les <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=1035\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/curvica974.re\/?page_id=1035\" target=\"_blank\">segments elliptiques<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"1008\" height=\"987\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/New-Illustr-Th3-Petit.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5420\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/New-Illustr-Th3-Petit.jpg 1008w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/New-Illustr-Th3-Petit-300x294.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/New-Illustr-Th3-Petit-768x752.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1008px) 100vw, 1008px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>Dans ces 4 illustrations, on a simplement d\u00e9plac\u00e9 \\(M\\) sur la droite \\(a\\).<br>En haut \u00e0 gauche : les trois segments sont \u00ab\u00a0int\u00e9rieurs\u00a0\u00bb, les sym\u00e9tries se comportent comme des pliages &#8211; qu&rsquo;elles ne sont pas.<br>En haut \u00e0 droite, le segment \\([M \\, Mg]\\) est \u00ab\u00a0ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb, la sym\u00e9trie orthogonale se comporte comme une sym\u00e9trie centrale de centre \\(G\\), le p\u00f4le de \\(q\\).<br>En bas \u00e0 gauche, c&rsquo;est la sym\u00e9trie par rapport \u00e0 \\(a\\) qui se comporte comme une sym\u00e9trie centrale, on rep\u00e8re visuellement le p\u00f4le de \\(a\\) \u00e0 l&rsquo;intersection de la droite verte et le segment orange \\([Mg \\, Mga]\\).<br>En bas \u00e0 droite , seule la premi\u00e8re sym\u00e9trie \u00e0 un comportement usuel de sym\u00e9trie orthogonale.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La figure \u00e0 manipuler est propos\u00e9e plus loin.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Cas 2 : \\(P\\) n&rsquo;est pas incident \u00e0 \\(g\\)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Alors deux sous-cas sont possibles<br>Soit \\(P\\) est diff\u00e9rente de son image par \\(g\\) : \\(P \\neq Q=P^g\\).<br>Soit \\(P=g\\) : le point et la droite sont p\u00f4le et polaire l&rsquo;un de l&rsquo;autre.<\/p>\n\n\n\n<p><em>2.a .Supposons que \\(P\\) et \\(Q\\) soient diff\u00e9rents.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Alors de par l&rsquo;axiome 1, il existe une droite \\(h\\) telle que \\(P, Q \\mid h\\). Alors par l&rsquo;application de g &#8211; involutive, \\(Q^g=P\\) &#8211; il en r\u00e9sulte que \\(Q, P \\mid h^g=q\\). On est donc dans le contexte o\u00f9 \\(P, Q \\mid h, q\\) avec  \\(Q \\neq P\\). Alors l&rsquo;axiome <strong>A2<\/strong> assure que \\(h=q\\). Il en r\u00e9sulte que \\(h\\) est globalement invariante par \\(g\\).<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"434\" height=\"433\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Th3_Cas_2a.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5373\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Th3_Cas_2a.jpg 434w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Th3_Cas_2a-300x300.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Th3_Cas_2a-150x150.jpg 150w\" sizes=\"(max-width: 434px) 100vw, 434px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Or comme \\(h\\) et \\(g\\) sont diff\u00e9rentes (puisque \\(P \\mid h\\) et que la relation n&rsquo;est pas vraie pour \\(g\\)) la seule possibilit\u00e9 est \\(h \\mid g\\) car nous avons vu dans le paragraphe sur les <strong>collin\u00e9ations<\/strong>, que les seules droites globalement invariantes par une r\u00e9flexion orthogonale, outre l\u2019axe de la sym\u00e9trie, sont les droites orthogonales \u00e0 l\u2019axe : \\(h\\) est bien la droite cherch\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><em>2.b. Supposons \\(P=g\\)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\\(P\\) et \\(g\\) sont p\u00f4le et polaire l&rsquo;un de l&rsquo;autre. Dans l&rsquo;illustration suivante, cela signifie que le point \\(P\\) est confondu avec le p\u00f4le <meta http-equiv=\"content-type\" content=\"text\/html; charset=utf-8\">\\(G\\) de \\(g\\). Alors pour toute droite \\(c\\) telle que \\(c \\mid P\\), on a \\(c \\mid g\\) (et r\u00e9ciproquement). Soient deux droites \\(a\\) et \\(b\\) telles que \\(P=ab\\). Par le th\u00e9or\u00e8me 1, on sait que l\u2019on a la relation \\(a,b \\mid P\\) et donc \\(a,b \\mid P\\)g. Dans ce cas non seulement il existe une perpendiculaire, mais il en existe plus qu&rsquo;une : toute droite incidente \u00e0 \\(P\\) convient.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"434\" height=\"428\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Th3_Cas_2b.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5375\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Th3_Cas_2b.jpg 434w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Th3_Cas_2b-300x296.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 434px) 100vw, 434px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Figure manipulable contenant les trois cas pr\u00e9c\u00e9dents.<\/strong><\/p>\n\n\n<p><center><iframe src=\"https:\/\/www.dgpad.net\/responsive.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1Tikj8ESH_Va18Q5uf_7h5RIW12xMxDvx\/view?usp=drive_link\" style=\"width:500px;height:520px;border-style:solid;border-width:1px;box-shadow: 6px 6px 3px #888888;\"><\/iframe><\/center><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Placer d&rsquo;abord le point \\(P\\) (sur \\(g\\), en dehors, et sur \\(G\\)  gr\u00e2ce aux aimantations), puis le point \\(M\\) sur la droite \\(a\\).<br>On peut ensuite d\u00e9placer les points \\(a\\), \\(g_1\\) et \\(g_2\\).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans tous les cas, on peut appeler le point \\(gh\\) pied de la perpendiculaire \\(h\\) issue de \\(P\\). C&rsquo;est un point de \\(g\\). Le th\u00e9or\u00e8me suivant montre que le cas 2.b est le seul cas o\u00f9 la perpendiculaire n&rsquo;est pas unique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Th 4 : unicit\u00e9 de la perpendiculaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Soient \\(P\\) et \\(g\\) tels que \\(P \\neq g\\). Si \\(P \\mid a,b\\) et \\(a, b \\mid g\\), alors \\(a = b\\).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">La perpendiculaire du th\u00e9or\u00e8me pr\u00e9c\u00e9dent est unique dans le cas o\u00f9 le point n&rsquo;est pas le p\u00f4le de la droite.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;agit de montrer que si deux droites passent par \\(P\\) et sont toutes les deux orthogonales \u00e0 une droite \\(g\\) non polaire de \\(P\\), alors ces deux droites sont confondues.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Cas 1 &#8211; \\(P\\) est incident \u00e0 \\(g\\) <\/em>: on  \\(P \\mid g\\). Comme par hypoth\u00e8se  \\(a \\mid P\\) et \\(a \\mid g\\) , le th\u00e9or\u00e8me 1 permet de dire que \\(P=ag\\). Pour la m\u00eame raison \\(P=bg\\). On a donc \\(ag=bg\\), soit \\(a = b\\).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Cas 2 &#8211; <em>\\(P\\) n&rsquo;est pas incident \u00e0 \\(g\\) <\/em>. <\/em>Alors, puisque nous sommes dans le cas o\u00f9 \\(P\\) n&rsquo;est pas le p\u00f4le de \\(g\\), n\u00e9cessairement \\(Q=P^g \\neq P\\) . Par hypoth\u00e8se \\(a,b \\mid P\\). La conservation de l\u2019incidence par une collin\u00e9ation donne  \\(a^g,b^g \\mid Q\\). Or puisque \\(g\\) est orthogonale \u00e0 la droite \\(a\\), \\(a^g=a\\). De m\u00eame \\(b^g=b\\). Il en r\u00e9sulte donc que  \\(a,b \\mid P, Q\\). Comme \\(P\\) et \\(Q\\) sont deux points distincts, par l&rsquo;axiome 2, les droites \\(a\\) et \\(b\\) sont confondues.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Th 5 : Toute droite d&rsquo;un plan m\u00e9trique de Bachmann est incidente<\/strong> <strong>\u00e0 au moins trois points.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nous allons d\u00e9montrer ce r\u00e9sultat en plusieurs \u00e9tapes, et pour cela nous utiliserons l&rsquo;axiome <strong>A5<\/strong>, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;existence de trois droites \\(g, h, j\\) telles que \\(g\\) et \\(h\\) soient orthogonales, alors que \\(j\\) n&rsquo;est ni orthogonale \u00e0 \\(g\\) et \u00e0 \\(g\\) et ni incidente au point \\(g\\)h.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c9tape 1 &#8211; Lemme: si une droite \\(a\\) est incidente \u00e0 3 points, toute droite non perpendiculaire \u00e0 \\(a\\) est aussi incidente \u00e0 3 points.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Preuve de ce lemme : Soient \\(M, N\\) et \\(P\\) trois points incidents \u00e0 \\(a\\) et soit \\(b\\) une droite non orthogonale \u00e0 \\(P\\). Alors il existe, sur \\(P\\), les points \\(h_N, h_P\\), pieds des perpendiculaires \u00e0 \\(b\\) issues de \\(M, N\\). Montrons par l&rsquo;absurde que ces trois points sont distincts. En effet si deux points sont confondus, cela signifie qu&rsquo;en ce point (de \\(b\\)) il existe deux perpendiculaires \u00e0 \\(b\\) issues d&rsquo;un point de \\(a\\). Par le th\u00e9or\u00e8me 4 ces deux droites sont \u00e9gales, et par l&rsquo;axiome 2, elles sont \u00e9gales \u00e0 la droite \\(a\\). Ce qui contredit l&rsquo;hypoth\u00e8se que \\(a\\) n&rsquo;est pas orthogonale \u00e0 \\(b\\).<\/p>\n\n\n\n<p>I<strong>llustration de l&rsquo;\u00e9tape 1 &#8230; dans le cas elliptique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette figure, on peut agir sur les poign\u00e9es \\(a_1, \\, a_2\\) de la droite \\(a\\) ou les poign\u00e9es \\(b_1, \\, b_2\\) de la droite \\(b\\) et d\u00e9placer les trois points \\(M, N, P\\) de \\(a\\)<\/p>\n\n\n<p><center><iframe src=\"https:\/\/www.dgpad.net\/responsive.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1uDNdWNBmFM8MGe8yj93e7HKB5D9JkH_9\/view?usp=drive_link\" style=\"width:500px;height:520px;border-style:solid;border-width:1px;box-shadow: 6px 6px 3px #888888;\"><\/iframe><\/center><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Pieds des perpendiculaires de trois points distincts :<\/em><br><em>Manipulation : d\u00e9placer la poign\u00e9e  \\(b_2\\) (aimant\u00e9e &#8230;) pour que la droite \\(b\\)<\/em> <em>passe par le p\u00f4le  \\(A\\) de  \\(a\\).<br>C&rsquo;est le seul cas o\u00f9 les trois pieds des perpendiculaires sont confondus.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c9tape 2 &#8211; S&rsquo;il existe une droite incidente \u00e0 3 points toute droite est alors incidente \u00e0 3 points (au moins).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;une part, d&rsquo;apr\u00e8s le lemme ci-dessus, si une des trois droites \\(g, h\\) ou \\(j\\) de l&rsquo;axiome <strong>A5<\/strong> est incidente \u00e0 trois points, il en r\u00e9sulte que les trois le seront.<\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;autre part, consid\u00e9rons une droite quelconque \\(a\\). Remarquons qu&rsquo;elle ne peut \u00eatre orthogonale aux trois droites \\(g, h, j\\) de l&rsquo;axiome <strong>A5<\/strong>. En effet, si  \\(a\\) est orthogonale aux trois droites, elle l&rsquo;est en particulier pour \\(g\\) et \\(h\\) (orthogonales entre elles) et donc, par le th\u00e9or\u00e8me 2, on en d\u00e9duit que \\(agh=1\\) soit encore  \\(a=gh\\). On aurait alors que  \\(gh \\mid j\\) ce qui est contraire \u00e0 l&rsquo;hypoth\u00e8se de l&rsquo;axiome <strong>A5<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Donc si une droite \\(a\\) est incidente \u00e0 3 points, il en est de m\u00eame des trois droites de l&rsquo;axiome <strong>A5<\/strong> puisque c&rsquo;est vrai au moins pour l&rsquo;une d&rsquo;elle. Une droite quelconque \\(b\\) ne pouvant \u00eatre elle aussi orthogonale aux trois droites \\(g, h, j\\), il en r\u00e9sulte qu&rsquo;elle aussi contient au moins trois points.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Illustration dynamique de cette partie 2 (ci-dessous copie d&rsquo;\u00e9cran de la figure)<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"814\" height=\"481\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Illustration_Th5_etape2-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5394\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Illustration_Th5_etape2-1.jpg 814w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Illustration_Th5_etape2-1-300x177.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Illustration_Th5_etape2-1-768x454.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 814px) 100vw, 814px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Ouvrir <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1m4TPqP4UChjqiuWthCjP2P2c06PsA2tu\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/Bachmann\/Bachmann_Th5_3ptsB.dgp\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cette figure<\/a> dans un nouvel onglet.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c9tape 3 &#8211; Construction d&rsquo;une droite incidente \u00e0 trois points distincts.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Consid\u00e9rons la droite  \\(l\\), la perpendiculaire \u00e0  \\(j\\) issue de  \\(gh\\). On peut parler de \u00ab\u00a0<strong>la<\/strong> perpendiculaire\u00a0\u00bb car  \\(j\\) n&rsquo;\u00e9tant pas orthogonale \u00e0 \\(h\\), on est assur\u00e9 que le point  \\(gh\\) n&rsquo;est pas \u00e9gal \u00e0  \\(j\\) (car \\(gh=j\\) aboutit \u00e0  \\(hj=g\\) et donc  \\(h \\mid j\\) ce qui n&rsquo;est pas) il y a donc unicit\u00e9 par le th\u00e9or\u00e8me 4. Cette droite \\(l\\) est incidente aux points  \\(gh\\), et \\(lj\\), mais aussi \u00e0 son sym\u00e9trique \\((lj)^{gh}\\). Pour montrer cette troisi\u00e8me incidence, on remarque que la sym\u00e9trie centrale par rapport \u00e0 \\(gh\\) est aussi la sym\u00e9trie orthogonale par rapport \u00e0 sa polaire (droite grise ci-dessous) pour laquelle on a vu que la perpendiculaire \\(l\\) est globalement invariante. Reste \u00e0 voir que ces trois points sont bien deux \u00e0 deux distincts.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"830\" height=\"475\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Illustration_Th5_etape3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5397\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Illustration_Th5_etape3.jpg 830w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Illustration_Th5_etape3-300x172.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Illustration_Th5_etape3-768x440.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 830px) 100vw, 830px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Ouvrir <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1lj0_8f9zsd5fWtICKbtnIGCm6-Xnh2ll\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/Bachmann\/Bachmann_Th5_3ptsC.dgp\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cette figure<\/a> dans un nouvel onglet.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\\(gh \\; \\mathrm{et} \\; lj\\)<\/strong>. Ces deux points sont distincts tout simplement parce que \\(j\\) est incidente \u00e0 \\(lj\\) et pas \u00e0 \\(gh\\).<\/p>\n\n\n\n<p><strong><strong>\\(gh \\; \\mathrm{et} \\; (lj)^{gh}\\)<\/strong><\/strong>. Comme \\(gh\\) et \\(lj\\) sont diff\u00e9rents par application de la bijection \\(gh\\), on peut dire que \\( (gh)^{gh}\\) et \\( (lj)^{gh}\\) sont diff\u00e9rents et donc que \\(gh\\) est diff\u00e9rent de \\( (lj)^{gh}\\).<\/p>\n\n\n\n<p><strong><strong><strong>\\(lj \\; \\mathrm{et} \\; (lj)^{gh}\\)<\/strong><\/strong>.<\/strong> On a que \\( (lj)^{gh}=l^{gh}g^{gh}=l \\, j^{gh}\\) car \\( l^{gh}=l\\). Donc si il y avait \u00e9galit\u00e9 entre \\(lj\\) et \\( (lj)^{gh}\\), on aurait aussi \\(j=j^{gh}\\). Ce qui signifie que soit \\(gh \\mid j\\) soit que \\(gh=j\\)j. Le premier cas est exclu dans l&rsquo;axiome <strong>A5<\/strong>, le second aussi comme vu au d\u00e9but de cette \u00e9tape 3 (et test\u00e9 dans la figure ci-dessus).<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi ces trois points sont bien \u00e0 deux distincts : nous avons trouv\u00e9 trois points sur la perpendiculaire \u00e0 \\(j\\) issue de \\(gh\\) dans les droites de l&rsquo;axiome <strong>A5<\/strong>. Ceci prouve que, dans le syst\u00e8me d\u2019axiomes de Bachmann, toute droite a au moins trois points.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Cons\u00e9quences et r\u00e9ciproques des axiomes de tri-r\u00e9flexions<br>Les 4 th\u00e9or\u00e8mes suivants<\/h2>\n\n\n\n<p>Nous nous int\u00e9ressons maintenant sp\u00e9cifiquement aux propri\u00e9t\u00e9s des droites des deux axiomes de tri-r\u00e9flexions.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Th 6 : Compl\u00e9ment \u00e0 l\u2019axiome 3<\/strong><br>\\((P \\mid a, b, c) \\; \\mathrm{et} \\; (d=abc) \\quad \\Longrightarrow \\quad P \\mid d \\)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Si \\(P\\) est incident \u00e0 trois droites \\(a, b,\\) et \\(c\\), alors \\(P\\) est incident \u00e0 leur produit.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Preuve : <\/em>On sait que (\\(P\\) est incident \u00e0 \\(a\\)) ssi (\\(abcP=Pabc\\)) et (\\(abc\\) diff\u00e9rent de \\(P\\))<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re assertion \\(abcP=Pabc\\) est vraie car \\(P\\) \u00e9tant incident \u00e0 chaque droite, \\(P\\) commute avec chacune d&rsquo;elle : \\(Pa=aP\\),\\(P\\)b=bP et \\(Pc=cP\\). La commutativit\u00e9 de \\(P\\) et du produit \\(abc\\) en d\u00e9coule.<\/p>\n\n\n\n<p>Montrons la seconde assertion par l&rsquo;absurde. Supposons que \\(abc=P\\), alors \\(ab=Pc\\) et comme \\(P \\mid c\\), \\(Pc\\) est d&rsquo;ordre 2 et donc \\(a \\mid b\\). Par le th\u00e9or\u00e8me 1, comme \\(a,b \\mid P\\) et \\(a \\mid b\\), il vient \\(ab=P\\). Donc \\(Pc=P\\) soit \\(c=1\\), ce qui est absurde.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Th 7 : Compl\u00e9ment \u00e0 l\u2019axiome 4<\/strong><br>\\((g \\mid a, b, c) \\; \\mathrm{et} \\; (d=abc) \\quad \\Longrightarrow \\quad g \\mid d \\)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Si \\(g\\) est orthogonale \u00e0 trois droites \\(a, b,\\) et \\(c\\), alors \\(g\\) est aussi orthogonale \u00e0 leur produit.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Preuve<br><\/em>\\( d \\perp g \\quad ssi \\quad (d \\mid g) \\; \\mathrm{et} \\; (d \\neq ,g)\\)<br>Comme ci-dessus la premi\u00e8re assertion vient de la commutativit\u00e9 de \\(d\\) avec chacune des droites \\(a, b, \\) et \\(c\\) : elle est donc commutative avec le produit.<br>Montrons la seconde assertion \u00e9galement par l&rsquo;absurde : si \\(d=g\\), on aurait \\(a, b, c \\mid abc\\), soit \u00e0 la fois \\(a \\mid b, \\; b \\mid c, \\; c \\mid a\\) et donc, par le th\u00e9or\u00e8me 2, \\(abc=1\\), soit \\(d=1\\) ce qui est absurde puisque \\(d\\) est une droite.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Figure d&rsquo;illustration des Th 6 et 7<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette figure, les droites \\(a\\) et \\(b\\) sont manipulables par leurs poign\u00e9es \\(a_1, a_2\\) et \\(b_1, b_2\\), la droite \\(c\\) par l&rsquo;unique point \\(c_1\\) car elle appartient au pinceau  \\(P_{ab}\\) (la construction sera pr\u00e9sent\u00e9e ult\u00e9rieurement).  On construit la droite rouge \\(d=abc\\) qui est, soit incidente \u00e0 \\(P\\) si ce point est incident \u00e0 \\(a,b, \\; \\mathrm{et} \\; c\\) soit orthogonale \u00e0 la perpendiculaire commune (marron) \u00e0 ces trois droites.<br><br>Depuis un point \\(M\\) on construit \\(a^M\\) son image par \\(a\\), puis \\(ab^M\\), l&rsquo;image de ce point par \\(b\\) et enfin \\(abc^M\\) l&rsquo;image par \\(c\\). La droite \\(d=abc\\) est alors la m\u00e9diatrice de \\(M\\) et de \\(abc^M\\). On a ensuite trac\u00e9 (en mauve) soit l&rsquo;\u00e9quidistante \u00e0 la perpendiculaire commune passant par \\(M\\), soit le cercle de centre \\(P\\) passant par \\(M\\).<br><\/p>\n\n\n<p><center><iframe src=\"https:\/\/www.dgpad.net\/responsive.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1r8XmO3-8VqpGIH7ZW9HVBZCkX-aObiGq\/view?usp=drive_link\" style=\"width:750px;height:520px;border-style:solid;border-width:1px;box-shadow: 6px 6px 3px #888888;\"><\/iframe><\/center><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">En d\u00e9pla\u00e7ant \\(M\\), observer que la droite rouge est bien invariante, et donc propre aux droites \\(a, b, c\\),<br> et ceci ind\u00e9pendamment de la nature du pinceau \\(P_{ab}\\) de ces droites.<\/p>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9f\u00e9rer ouvrir <a href=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1Kz1pg0tb9S5JkQSFnqKUMxhO8wLJX2RM\/view?usp=drive_link\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.dgpad.net\/index.php?url=http:\/\/curvica974.re\/FigSite\/Bachmann\/Bachman_Th6et7.dgp\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cette figure<\/a> (plus grande) dans un nouvel onglet.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Th 8 : R\u00e9ciproque de l\u2019axiome 3<\/strong><br>Pour  \\(a, b\\) soit  \\(c\\) tel que  \\(abc \\in \\Delta\\). Si \\(P \\mid a, b\\) alors \\(P \\mid c\\).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Si un point est incident \u00e0 deux droites distinctes, toute droite en pinceau avec elles est aussi incidente \u00e0 ce point.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Preuve<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Soit \\(g\\) une perpendiculaire \u00e0 \\(c\\) incidente \u00e0 \\(P\\). Notons \\(Q=gc\\). Nous voulons montrer que \\(P=Q\\). On sait que \\(Q\\) est incident \u00e0 \\(g\\) et \\(c\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Les trois droites \\(a ,b ,\\) et \\(g\\) sont incidentes \u00e0 \\(P\\). L&rsquo;axiome 3 assure qu&rsquo;il existe une droite \\(h\\)telle que \\(abg=h\\), et le compl\u00e9ment de l&rsquo;axiome 3 permet de pr\u00e9ciser que \\(P\\) est incident \u00e0 \\(h\\) puisque c&rsquo;est le cas des trois droites. De plus, puisque \\(a\\) et \\(b\\) sont distinctes, \\(h\\) et \\(g\\) le sont aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais \\(hgc=abggc=abc=d \\in \\Delta\\), et donc \\(gc=hd\\) soit \\(hd=Q\\). Or le th\u00e9or\u00e8me 1 permet d&rsquo;en d\u00e9duire que \\(Q\\) est incident \u00e0 \\(h\\) (et \\(d \\mid h\\)).<\/p>\n\n\n\n<p>On a donc \\(P, Q \\mid g, h\\)). avec \\(g\\) et \\(h\\) distinctes : par l&rsquo;axiome 2, on en d\u00e9duit que \\(P=Q\\) et donc \\(P\\) incident \u00e0 \\(c\\).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Illlustration de la preuve (environnement hyperbolique)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Dans l&rsquo;image de gauche, la droite \\(c\\) n&rsquo;est pas en pinceau avec les droites \\(a\\) et \\(b\\), et donc \\(Q\\) est distinct de \\(P\\). Les droites \\(g\\) et \\(h\\) existent et sont bien construites. Par contre la droite \\(d\\) n&rsquo;existe pas (le produit \\(abc\\) n&rsquo;est pas une droite).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Dans l&rsquo;image de droite, la droite \\(c\\) v\u00e9rifie bien la condition de l&rsquo;hypoth\u00e8se \\(abc \\in \\Delta\\), alors \\(P\\) et \\(Q\\) sont confondus et on a bien \\(Q=hd\\), c&rsquo;est-\u00e0-dire \\(h \\mid d\\).<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"964\" height=\"465\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Illustr-Preuve-Th8-Petit.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5423\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Illustr-Preuve-Th8-Petit.jpg 964w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Illustr-Preuve-Th8-Petit-300x145.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Illustr-Preuve-Th8-Petit-768x370.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 964px) 100vw, 964px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Ici \\(h\\) est construite comme m\u00e9diatrice de \\(M\\) et \\(M^{abg}\\),<br>et \\(d\\) comme m\u00e9diatrice de \\(M\\) et \\(M^{abc}\\) (alors que \\(abc\\) n&rsquo;est pas une droite).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Th 9 : R\u00e9ciproque de l\u2019axiome 4<\/strong><br>Pour  \\(a \\neq b\\) soit  \\(c\\) tel que  \\(abc \\in \\Delta\\). Si \\(g \\mid a, b\\) alors \\(g \\mid c\\).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Si une droite est orthogonale \u00e0 deux droites distinctes, toute droite en pinceau avec ces deux droites est aussi orthogonale \u00e0 la premi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Soient \\(a\\) et \\(b\\) deux droites distinctes et \\(g\\) une perpendiculaire commune \u00e0 \\(a\\) et \\(b\\). Si \\(c\\) est une droite telle que le produit \\(abc\\) soit une droite \\(d\\), on veut montrer que \\(g\\) est perpendiculaire \u00e0 \\(c\\).<\/p>\n\n\n\n<p>En pr\u00e9liminaire, remarquons qu&rsquo;avec les hypoth\u00e8ses, on ne peut avoir \\(c=g\\). En effet, nous avons \\(a \\mid g\\) et \\(b \\mid g\\). Si \\(abg\\) \u00e9tait une droite, on aurait &#8211; faire le calcul &#8211; aussi \\(a \\mid b\\). Et donc \\(abg\\) serait \u00e9gal \u00e0 1 par le th\u00e9or\u00e8me 2 : ce ne serait pas une droite.<\/p>\n\n\n\n<p>Soit \\(P\\) un point arbitraire incident \u00e0 \\(c\\) : on a \\(c \\mid P\\) d&rsquo;ordre 2. Regardons tout d&rsquo;abord le cas particulier o\u00f9 \\(P\\) serait \u00e9gal \u00e0 \\(g\\) : si\\(P=g\\), on a \\(c \\mid g\\) et donc \\(c\\) orthogonale \u00e0 \\(g\\) (car \\(c=g\\) a \u00e9t\u00e9 exclu dans le pr\u00e9liminaire).<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes donc maintenant dans le cas o\u00f9 \\(P\\) est diff\u00e9rent de \\(g\\). Alors par \\(P\\) il existe une unique perpendiculaire \u00e0 \\(g\\), que nous nommerons \\(h\\). Il s&rsquo;agit de montrer que \\(h=c\\).<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"971\" height=\"463\" src=\"http:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Illustr-Th9-Petit.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5427\" srcset=\"https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Illustr-Th9-Petit.jpg 971w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Illustr-Th9-Petit-300x143.jpg 300w, https:\/\/curvica974.re\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Illustr-Th9-Petit-768x366.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 971px) 100vw, 971px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em><strong>\u00e0 gauche<\/strong> : le cas o\u00f9 la droite \\(c\\) ne v\u00e9rifie pas \\(abc \\in \\Delta\\) (et donc \\(d\\) n&rsquo;est pas la droite \\(abc\\).<br><strong>\u00e0 droite<\/strong> : on a bien  \\(abc \\in \\Delta\\), et on voit que \\(h\\) se superpose \u00e0 \\(c\\).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Tout d&rsquo;abord, puisque  \\(a, b\\) et \\(h\\) sont toutes trois orthogonales \u00e0  \\(h\\), l&rsquo;axiome 4 permet de dire que  \\(abh\\) est une droite  \\(n\\), et le compl\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;axiome 4 (Th\u00e9or\u00e8me 7) pr\u00e9cise que \\(n\\) est aussi orthogonale \u00e0 \\(g\\). Il en r\u00e9sulte que \\(dc=ab=nh\\) et donc \\(chn=d\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Supposons que \\(c\\) soit diff\u00e9rente de \\(h\\), on peut appliquer le th\u00e9or\u00e8me 8 \u00e0 la situation : \\(P\\) est incident \u00e0 \\(c\\) et \\(h\\), et comme \\(chn\\) est une droite, il en r\u00e9sulte que \\(P\\) est aussi incident \u00e0 \\(n\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, \\(P\\) est incident \u00e0 \\(h\\) et \\(n\\). De plus \\(P\\) est diff\u00e9rent de \\(g\\), et \\(g\\) est orthogonale \u00e0 \\(h\\) et \\(n\\). D&rsquo;apr\u00e8s le th\u00e9or\u00e8me 4 &#8211; l&rsquo;unicit\u00e9 de la perpendiculaire \u00e0 une droite (\\(g\\)) issue d&rsquo;un point (\\(P\\)) qui lui est diff\u00e9rent &#8211; les droites \\(h\\) et \\(n\\) sont \u00e9gales, d&rsquo;o\u00f9 \\(ab=nh=hh=1\\) soit \\(a=b\\), ce qui est exclu par hypoth\u00e8se. Donc \\(c=h\\).<\/p>\n\n\n\n<p>Avec ces neuf th\u00e9or\u00e8mes, nous avons fait le tour des premi\u00e8res cons\u00e9quences imm\u00e9diates du syst\u00e8me d\u2019axiome des plans m\u00e9triques. Dans les pages suivantes nous abordons de \u00ab\u00a0vrais\u00a0\u00bb th\u00e9or\u00e8mes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il convient d&rsquo;avoir lu la page pr\u00e9c\u00e9dente pour le d\u00e9tail des notions autour de la relation d&rsquo;orthogonalit\u00e9 et d&rsquo;incidence. On consid\u00e8re un groupe , not\u00e9 multiplicativement, d\u2019unit\u00e9 1, engendr\u00e9 par un ensemble de g\u00e9n\u00e9rateurs, tous d\u2019ordre 2, \u00e9tant stable par conjugaison. Les \u00e9l\u00e9ments de sont g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9sign\u00e9s par des lettres [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"page-templates\/template-fullwidth.php","meta":{"footnotes":""},"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/5345"}],"collection":[{"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5345"}],"version-history":[{"count":76,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/5345\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8351,"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/5345\/revisions\/8351"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/curvica974.re\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5345"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}